MehdiatechLa tech du quotidien
Comment construire une config silencieuse ?
3 moments pour agir
1 chaîne à remonter
0 € pour régler
Un PC puissant, c'est forcément un PC bruyant ? Pas forcément. On achète une machine pour sa performance : pour jouer, pour travailler. Le silence vient en plus. Et il se joue à 3 moments : quand tu achètes, quand tu règles, quand tu entretiens. 3 chapitres, 3 vidéos, à regarder dans l'ordre que tu veux. Ici, le chapitre 1 : acheter. Régler, c'est 0 euro : c'est le chapitre 2, avec un essai chiffré sur ma machine. On va d'abord remonter une chaîne, du bruit que tu entends jusqu'à sa vraie cause. Comme d'habitude : aucune marque à acheter les yeux fermés, une méthode, et la source de chaque chiffre.
La cause
Pourquoi un PC fait-il du bruit ?
Le bruit ce que tu entends
L'air qu'il faut déplacer
La chaleur qu'il faut sortir
Les watts que la machine consomme
300 W consommés
=
300 W de chaleur à sortir
Baisse les watts
Le bruit vient des watts. Les ventilateurs le rendent audible.
Puget Systems, 2013 : un PC chauffe autant qu'un radiateur de même puissance
Pourquoi un PC fait du bruit ? On part de ce que tu entends, et on remonte la chaîne.
Ce que tu entends, c'est d'abord de l'air qu'on déplace : des ventilateurs. Et plus un ventilateur tourne vite, plus il fait de bruit.
Pourquoi déplacer de l'air ? Parce qu'il y a de la chaleur à sortir de la machine. Et à écart de température égal, 2 fois plus de chaleur demande 2 fois plus d'air.
Et la chaleur, d'où vient-elle ? Des watts. Tout ce que ta machine consomme finit en chaleur : si elle consomme 300 watts, par exemple, c'est 300 watts de chaleur à sortir du boîtier. Un PC chauffe exactement autant qu'un radiateur électrique de la même puissance.
Regarde ce qui se passe quand je baisse les watts : moins de chaleur, le ventilateur ralentit, le bruit retombe. Tout suit. Retiens cette phrase, c'est le fil des 3 chapitres : le bruit vient des watts, les ventilateurs ne font que le rendre audible. Il reste quelques bruits que cette chaîne n'explique pas, comme le grésillement d'une carte graphique : on les croisera en route. Sur le support en ligne, tu peux bouger le curseur toi-même.
Sources : Puget Systems, « Gaming PC vs. Space Heater Efficiency », Matt Bach, 21/10/2013 : un PC produit autant de chaleur qu'un radiateur d'appoint de même puissance. AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : le bruit d'un ventilateur augmente avec sa vitesse (50 × log10 du rapport des vitesses). Engineering ToolBox, « Cooling and Heating Equations » : la chaleur emportée par l'air est proportionnelle au débit d'air et à l'écart de température. Les 300 W et la vitesse du ventilateur sont une illustration, pas une mesure.
La carte
Acheter, régler, entretenir : où en es-tu ?
On achète pour la performance. Le silence vient en plus.
3 moments. Tu entres par celui où tu en es.
Cette chaîne, on peut agir dessus à 3 moments. Avant de les détailler, je redis le point de départ, parce que tout en découle : on achète une machine pour sa performance. Le silence vient en plus, quand le budget le permet, comme l'esthétique.
Premier moment : l'achat. Tu n'as pas encore ta machine, ou tu changes une pièce. Avec ta performance, tu choisis tes watts. Ensuite, certaines pièces rendent le silence possible : le boîtier, le refroidissement, l'alimentation. C'est le chapitre 1.
Deuxième moment : le réglage. Tu as ta machine, et elle te gêne. Avant d'acheter quoi que ce soit : moins de tension, un plafond de watts, des courbes de ventilation. 0 euro. C'est le chapitre 2.
Troisième moment : l'entretien. Elle était silencieuse, elle ne l'est plus. Quelque chose a changé : dans la machine, autour d'elle, ou dans ce que tu lui demandes. C'est le chapitre 3.
Et ces 3 chapitres se renvoient les uns aux autres. Tu as acheté au mieux, et ça souffle encore : on règle. Un jour, ta machine silencieuse dévie : on cherche ce qui a changé. Elle souffle quand même : on règle de nouveau. Et si, tout réglé, tu n'es toujours pas satisfait : tes composants ne sont peut-être pas faits pour le silence, retour au guide d'achat.
3 moments, 3 chapitres, 3 vidéos. Tu peux les regarder dans l'ordre, ou commencer par celui où tu en es : chacun se comprend seul. Les 3 chapitres restent affichés en haut à droite. Sur le support en ligne, ils te mènent de l'un à l'autre. Ici, on commence par le chapitre 1 : acheter.
Chapitre 1 · acheter
Combien de watts achètes-tu ?
La carte graphique, en jeu en 4K : moyenne de 5 jeux
Tu choisis ta performance. Tu choisis aussi tes watts.
ComputerBase, mai 2025 : mesures en jeu · NVIDIA, AMD : puissances annoncées · AMD : plafond = annoncé × 1,35
Tu achètes une machine pour sa performance. Mais en choisissant une gamme, tu choisis aussi une quantité de watts. Et les watts, c'est le début de la chaîne du bruit : ils finissent en chaleur, qu'il faudra sortir avec de l'air. Prenons la plus modeste de 5 cartes graphiques d'une même génération : une RTX 5060 Ti. En jeu, en 4K, un banc d'essai a mesuré sa consommation moyenne sur 5 jeux : 163 watts. C'est notre repère.
Montons en gamme. RTX 5070 : 242 watts. 5070 Ti : 285. RTX 5080, la puce de ma carte : 307. Presque 2 fois le repère. Donc presque 2 fois plus de chaleur à sortir. Et pour que l'air ne s'échauffe pas davantage en traversant la machine, presque 2 fois plus d'air à déplacer.
Et tout en haut, la RTX 5090 : 520 watts. Plus de 3 fois le repère. Chez AMD, le même banc donne 224 watts à une RX 9070, et 308 à une RX 9070 XT : la marque ne change pas la logique.
Une précision sur ces chiffres. Pour la RTX 5080, NVIDIA annonce 360 watts : le banc en mesure 307 en moyenne. Ce n'est pas une règle. Sur le même banc, les 2 Radeon dépassent un peu leur chiffre annoncé : 224 watts mesurés pour 220, 308 pour 304. Donc quand tu compares 2 cartes, cherche leur consommation mesurée dans un test, pas le chiffre de la boîte.
Pour un processeur AMD, le chiffre annoncé n'est pas le plafond. Un Ryzen 5 9600X est annoncé à 65 watts : d'usine, il a le droit d'en tirer 88. Un Ryzen 7 9800X3D : 120 annoncés, 162 autorisés. Un Ryzen 9 9950X : 170 annoncés, 230 autorisés. La règle : le chiffre annoncé, fois 1,35. C'est un plafond, pas une consommation permanente. Pourquoi cet écart, et comment le réduire : c'est au chapitre 2.
Donc tu choisis ta performance, et avec elle tes watts. Ce n'est pas une raison de viser plus bas : c'est une raison de prévoir le refroidissement qui va avec. Plus la gamme monte, plus il faut de quoi sortir la chaleur sans bruit : de grands ventilateurs, de la surface, un boîtier qui respire. C'est une part du budget, et c'est la suite de ce chapitre. Mais pour comparer des pièces, il faut d'abord savoir lire leur bruit. Sur le support en ligne, clique sur une ligne.
Sources : ComputerBase, « GPU-Stromverbrauch 2025: Neue Messungen zur Leistungsaufnahme von Grafikkarten », Wolfgang Andermahr, 27/05/2025 : consommation de la carte graphique, moyenne de 5 jeux en 3 840 × 2 160, en définition native et sans limite d'images : GeForce RTX 5060 Ti (16 Go) 163 W, RTX 5070 242 W, RTX 5070 Ti 285 W, RTX 5080 307 W, RTX 5090 520 W ; Radeon RX 9070 224 W, RX 9070 XT 308 W ; pour la RTX 5080, de 280 à 345 W selon le jeu. L'article ne décrit ni l'appareil de mesure ni son banc. C'est la mesure d'un banc d'essai, avec ses 5 jeux et ses réglages : un autre banc donne d'autres valeurs (Tom's Hardware relève 297 W pour la RTX 5080 : slide « Où partent les watts ? », chapitre 2). Puissances annoncées : NVIDIA, fiche de la GeForce RTX 5080 : puissance totale de la carte de 360 W ; AMD, fiches des Radeon RX 9070 et RX 9070 XT : puissance typique de la carte de 220 et 304 W. Les puissances annoncées des 4 autres GeForce de l'échelle n'ont pas été relues : elles ne sont pas affichées. AMD, fiches des Ryzen 5 9600X, Ryzen 7 9800X3D et Ryzen 9 9950X : TDP par défaut de 65, 120 et 170 W. AMD, déclaration du 26/05/2022 (reprise par PC Perspective) : le plafond PPT vaut le TDP multiplié par 1,35 ; calcul : 88, 162 et 230 W. Ce plafond est un maximum autorisé, pas une consommation permanente : le multiplicateur d'air d'un processeur se lit « au plus ». Engineering ToolBox, « Cooling and Heating Equations » : la chaleur emportée par l'air est proportionnelle au débit d'air et à l'écart de température ; à écart égal, le débit nécessaire est donc proportionnel aux watts. Calcul des multiplicateurs d'air : les watts de la ligne divisés par ceux du repère (520 ÷ 163 = 3,2). Ils comparent des chaleurs à sortir, pas des bruits : le bruit dépend du refroidissement choisi. Les 5 cartes sont celles d'une même génération d'un même fabricant, pour que l'échelle se lise : ce n'est pas une consigne d'achat.
Chapitre 1 · acheter
Que valent 3 décibels de moins ?
Départ
100 % toute l'énergie sonore
Pour l'oreille le repère le bruit de départ
-3 dB
÷ 2 2 fois moins d'énergie sonoreil en reste 50 %
Pour l'oreille légèrement il faut tendre l'oreille
-5 dB
÷ 3,2 3,2 fois moins d'énergie sonoreil en reste 32 %
Pour l'oreille nettement on constate une amélioration
-10 dB
÷ 10 10 fois moins d'énergie sonoreil en reste 10 %
Pour l'oreille 2 fois moins fort il a fallu diviser l'énergie par 10
3 dB de moins s'entendent à peine. C'est l'addition des gains qui compte.
Bruitparif, « Perception » : 3 dB, il faut tendre l'oreille ; 10 dB, 2 fois plus fort
Écouter Son allumé S
Sur une fiche technique, le bruit se lit en décibels. Avant de comparer 2 fiches, il faut qu'on parle de cette unité. Parce qu'elle est trompeuse. Voilà notre bruit de départ, avec toute son énergie sonore. Question : si je lui retire 3 décibels, qu'est-ce que ça change ?
3 décibels de moins, c'est 2 fois moins d'énergie sonore. La moitié de l'énergie a disparu. Et pourtant, pour ton oreille, la différence est légère : il faut tendre l'oreille pour l'entendre.
5 décibels de moins : un peu plus de 3 fois moins d'énergie. Là, on l'entend nettement : on constate une amélioration.
Et pour avoir l'impression que le bruit est 2 fois moins fort, il faut retirer 10 décibels. Autrement dit, diviser l'énergie sonore par 10.
Ce que ça change pour nous : 3 décibels de moins, sur une fiche ou après un réglage, ça s'entend à peine. C'est en additionnant les gains qu'on arrive à une machine vraiment discrète. Sur le support en ligne, la touche S allume le son : clique sur une carte pour entendre chaque palier, et juge par toi-même ce que valent 3 décibels.
Source : Bruitparif, « Perception » (bruitparif.fr/perception). 3 dB : énergie sonore multipliée par 2 ; la différence ne s'entend qu'en tendant l'oreille. 5 dB : énergie multipliée par 3 (3,16 exactement) ; la différence est nette. 10 dB : énergie multipliée par 10 ; le bruit paraît 2 fois plus fort. Les extraits sonores : le même souffle, rejoué 3, 5 et 10 dB plus bas.
Chapitre 1 · acheter
2 ventilateurs font-ils 2 fois plus de bruit ?
Ventilateurs identiques
1
+0 dB 1 ventilateur le repère
0
+3 dB légèrement
+5 dB nettement
+10 dB 2 fois plus fort
Et si l'un des 2 est plus discret ?
1 bruyant + 1 discret 10 dB plus bas = +0,4 dB
On n'entend que le plus bruyant : c'est l'effet de masque.
Le nombre compte peu. Le plus bruyant décide.
Bruitparif, « Perception » : 2 sources identiques, +3 dB ; 10 dB d'écart, effet de masque
Écouter Son allumé S
Deuxième piège du décibel : il ne s'additionne pas comme on croit. Voilà un ventilateur, il fait un certain bruit. J'en ajoute un deuxième, exactement le même. À ton avis : 2 fois plus de bruit ?
Non. 2 ventilateurs identiques, c'est 2 fois plus d'énergie sonore, donc 3 décibels de plus. Et 3 décibels, on vient de le voir : il faut tendre l'oreille.
Pour avoir l'impression que le bruit a doublé, il faut 10 décibels de plus. Donc 10 ventilateurs. Il faut 10 ventilateurs identiques pour entendre 2 fois plus fort qu'avec un seul. Garde ça en tête pour la suite : ajouter un ventilateur identique coûte peu de bruit, 3 décibels au plus.
Et quand les 2 ne font pas le même bruit ? Si l'un est 10 décibels plus bas que l'autre, il n'ajoute que 0,4 décibel au total. Autrement dit, on n'entend que le plus bruyant. C'est l'effet de masque.
2 conséquences. Le nombre de ventilateurs compte peu. Et dans une machine, c'est la source la plus bruyante qui décide de ce que tu entends : c'est elle qu'il faut calmer en premier. Tant qu'elle dépasse les autres de 10 décibels, calmer les autres ne s'entendra pas. Sur le support en ligne, bouge le curseur, son allumé.
Source : Bruitparif, « Perception » (bruitparif.fr/perception) : 2 sources de même niveau qui s'ajoutent font monter le niveau de 3 dB ; quand 10 dB séparent 2 sources, on ne perçoit que la plus forte. Bruitparif appelle cela l'effet de masque. Calcul : n sources identiques ajoutent 10 × log10(n) décibels, soit 3 dB pour 2 et 10 dB pour 10 ; une source 10 dB plus faible ajoute 0,4 dB.
Chapitre 1 · acheter
Grave ou aigu : lequel s'entend le plus ?
grave aigu
là où l'oreille est surtout sensible
ce que l'oreille atténue
Ce que l'oreille garde d'un son, selon sa hauteur
La note d'un ventilateur
pales × tours par minute ÷ 60
Grand et lent
7 × 540 ÷ 60 = 63 Hz
la courbe retire 26,2 dB
Petit et rapide
7 × 2 150 ÷ 60 = 251 Hz
la courbe retire 8,6 dB
Vitesse du petit, en tours par minute
Entre les 2 notes 17,6 dB
Plus ça tourne lentement, moins l'oreille l'entend.
Courbe : pondération A, norme IEC 61672 · Note des pales : AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020
Troisième chose à savoir : ton oreille n'entend pas tous les sons de la même façon. À gauche, les sons graves. À droite, les sons aigus. La question : à énergie égale, lequel s'entend le plus ?
Voilà la réponse. Cette courbe, c'est ce que l'oreille garde d'un son selon sa hauteur. Elle est haute dans les médiums : c'est là que l'oreille est surtout sensible, entre 500 et 2 000 hertz, la zone de la conversation. Elle reste haute un peu au-delà. Et elle s'effondre dans les graves : à 63 hertz, elle retire 26 décibels. C'est la courbe que les sonomètres appliquent pour compter comme une oreille : on l'appelle la pondération A, c'est le A de dB(A).
Quel rapport avec un PC ? Un ventilateur a une note : celle de ses pales qui passent. Elle se calcule : le nombre de pales, fois la vitesse en tours par minute, divisé par 60. Prenons un grand ventilateur, à 7 pales, qui tourne à 540 tours par minute : 63 hertz. En plein dans la zone que l'oreille entend mal.
Maintenant un petit ventilateur. Pour déplacer autant d'air, il doit tourner beaucoup plus vite : on verra pourquoi un peu plus loin, avec le diamètre. 7 pales à 2 150 tours par minute : 251 hertz. La courbe ne retire plus que 8,6 décibels. Entre les 2 notes : 17,6 décibels d'écart, à énergie égale.
À retenir : plus ça tourne lentement, plus la note est grave, et moins l'oreille l'entend. 2 précisions. La note des pales n'est qu'une partie du bruit d'un ventilateur. Et attention : à niveau égal en dB(A), une étude de 2018 a trouvé qu'un bruit plus chargé en basses fréquences gêne davantage. Viser le grave, c'est préférer ce qui tourne lentement, pas chercher un bourdonnement : le ronflement de 2 ventilateurs, par exemple, se traite au chapitre 2. Sur le support en ligne, le curseur fait monter et descendre la note.
Sources : pondération A de la norme IEC 61672, valeurs lues chez NTi Audio, « Frequency-Weightings for Sound Level Measurements » : -26,2 dB à 63 Hz, -8,6 dB à 250 Hz, 0 dB à 1 000 Hz. Bruxelles Environnement, vademecum du bruit routier urbain : l'oreille est surtout sensible entre 500 et 2 000 Hz. Bruitparif, « Perception » : à niveau égal, un son grave ou un son aigu est perçu moins fort qu'un son médium. AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : fréquence de passage des pales = nombre de pales × tours par minute ÷ 60. AMCA, « Derivation of the Fan Laws », 2020 : le débit varie comme la vitesse et comme le cube du diamètre, donc à débit égal un ventilateur plus petit tourne plus vite. Les 2 ventilateurs sont des exemples, pas des modèles du commerce. Limite : à niveau dB(A) égal, un bruit plus chargé en basses fréquences a été jugé plus gênant (Schäffer et al., 2018).
Chapitre 1 · acheter
Pourquoi la vitesse coûte-t-elle si cher ?
Vitesse de rotation
100 %
1 ventilateur
2 ventilateurs
0
-3
-5 nettement
-10 dB 2 fois moins fort
-20 dB 4 fois moins fort
Le débit suit la vitesse. Le bruit s'envole avec elle.
AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : 50 × log10 du rapport des vitesses · Bruitparif
Écouter Son allumé S
Ta machine produit de la chaleur, et il faut la sortir : donc déplacer de l'air. Et là, une loi domine tout le reste. Voilà un ventilateur à pleine vitesse. Regarde ce qui se passe quand je le ralentis.
Moitié moins vite. Le débit d'air suit : moitié moins d'air. Mais le bruit, lui, tombe de 15 décibels. Souviens-toi de l'échelle : à 10 décibels de moins, on entend 2 fois moins fort. Là, on est bien au-delà.
Tu vas me dire : j'ai perdu la moitié de mon air. Alors j'ajoute un deuxième ventilateur, à la même vitesse. En air libre, les 2 débits s'additionnent : on est revenu à 100 %. Et le bruit ? 2 sources identiques, c'est 3 décibels de plus : il reste 12 décibels de gagnés. 2 ventilateurs lents déplacent autant d'air qu'un seul à fond, pour beaucoup moins de bruit.
Le débit suit la vitesse, le bruit s'envole avec elle. C'est pour ça que la suite de ce chapitre cherche surtout une chose : des ventilateurs qui tournent moins vite. Souviens-toi de la RTX 5080 : presque 2 fois plus d'air à déplacer que la carte d'entrée de gamme. Avec le même refroidissement, c'est presque 2 fois plus vite : environ 14 décibels de plus. Une précision : c'est une loi d'ordre de grandeur, valable pour un même ventilateur, dans les mêmes conditions. Sur le support en ligne, bouge le curseur, son allumé.
Sources : AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : le niveau de puissance sonore d'un ventilateur varie de 50 × log10 du rapport des vitesses ; en ordre de grandeur, 10 % de vitesse en plus ou en moins changent le bruit de 2 dB. AMCA, « Derivation of the Fan Laws », 2020 : le débit est proportionnel à la vitesse. Bruitparif, « Perception » : 2 sources identiques ajoutent 3 dB ; 10 dB de moins sont perçus comme 2 fois moins fort, 20 dB comme 4 fois moins fort. Calcul : à mi-vitesse, 50 × log10(0,5) = -15 dB ; avec 2 ventilateurs, -15 + 3 = -12 dB. La montée en gamme de la slide « Combien de watts achètes-tu ? » : à écart de température égal, le débit suit les watts, et sur un même refroidissement la vitesse suit le débit, soit 50 × log10(307 ÷ 163) = 13,7 dB, environ 14 dB : un ordre de grandeur, qui suppose le même refroidisseur sur les 2 cartes. La slide additionne les débits des 2 ventilateurs, ce qui vaut en air libre : dans un boîtier, le gain dépend de la résistance au passage de l'air. Sous 3 dB d'écart, la slide ne qualifie pas ce que l'oreille perçoit : l'échelle de Bruitparif commence à 3 dB. Le son du support suit ce calcul : seul le niveau change, pas le timbre.
Chapitre 1 · acheter
Grand ou petit ventilateur ?
Calcul : 3 ventilateurs de même forme, pour le même débit d'air
Sur les fiches de Noctua, à vitesse maximale
140 mm 200 mm du débit, de moins
À débit égal, grand et lent bat petit et rapide.
Calcul : lois des ventilateurs, AMCA, 2020 · Fiches Noctua NF-A14x25 G2 et NF-A20
Grand ou petit ventilateur ? Prenons 3 ventilateurs de la même forme, et demandons-leur exactement le même débit d'air. Le premier fait 120 millimètres : il lui faut 1 800 tours par minute.
Le deuxième fait 140 millimètres. Plus grand, il brasse plus d'air à chaque tour : 1 134 tours par minute lui suffisent. Et la loi des ventilateurs donne le résultat : 5,4 décibels de moins.
Le troisième : 200 millimètres. 389 tours par minute pour le même débit. Presque 18 décibels de moins. Et sa note est plus grave : tu te souviens, l'oreille entend mal les graves.
Ça, c'est le calcul. Regardons si de vraies fiches techniques vont dans le même sens : celles de Noctua, la marque des ventilateurs de mon radiateur. Ce n'est pas une consigne d'achat : la fiche d'une autre marque se lit de la même façon. Un 140 millimètres à sa vitesse maximale : 155,6 mètres cubes par heure, pour 24,8 dB(A). Un 200 millimètres à sa vitesse maximale : 146,9 mètres cubes par heure, pour 18,1 dB(A). Presque le même débit, 6,7 dB(A) de moins. Le sens est le même. L'écart, lui, est à peu près la moitié de celui du calcul, 12,4 décibels : ces 2 modèles n'ont pas la même forme.
À débit égal, grand et lent bat petit et rapide. Donc, pour une entrée d'air dégagée, quand ton boîtier accepte du 140 plutôt que du 120, ou du 200, prends-le. Devant un radiateur ou un filtre serré, regarde aussi la pression statique : c'est la capacité du ventilateur à pousser l'air à travers un obstacle. Sur les fiches de Noctua, elle tombe de 3,14 à 1,08 millimètre d'eau entre le 120 et le 200. Un chiffre à lire avec prudence : en général, il est relevé à débit nul, une situation qui n'arrive jamais dans une machine. Seul, il ne suffit pas à classer 2 ventilateurs. Et dans le commerce, 2 modèles n'ont jamais tout à fait la même forme : d'où l'intérêt de lire les fiches.
Sources : AMCA, « Derivation of the Fan Laws », 2020 : entre ventilateurs semblables, le débit varie comme la vitesse et comme le cube du diamètre ; à débit égal, la vitesse varie donc comme l'inverse du cube du diamètre. AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : le bruit varie de 50 × log10 du rapport des vitesses et de 70 × log10 du rapport des diamètres. Calcul à débit égal : -80 × log10 du rapport des diamètres, soit -5,4 dB de 120 à 140 mm et -17,7 dB de 120 à 200 mm ; 1 800 tr/min en 120 mm correspondent à 1 134 tr/min en 140 mm et à 389 tr/min en 200 mm. Noctua, fiches techniques : NF-A14x25 G2 PWM, 1 500 tr/min, 155,6 m³/h, 24,8 dB(A) ; NF-A20 PWM, 800 tr/min, 146,9 m³/h, 18,1 dB(A). Entre 140 et 200 mm, le calcul à débit égal donne -80 × log10(200 ÷ 140) = -12,4 dB ; les 2 fiches donnent 6,7 dB(A) de moins pour 94 % du débit, chacun à sa vitesse maximale : elles confirment le sens, pas la valeur. Pression statique lue sur les fiches : 3,14 mm H₂O pour le NF-A12x25 G2, 2,56 pour le NF-A14x25 G2, 1,08 pour le NF-A20. HWCooling, « Totally simply: What is fan static pressure and what does it say? », Ľubomír Samák, 20/07/2023 : la pression statique dit la capacité d'un ventilateur à vaincre une résistance ; le chiffre du catalogue est relevé à débit nul, une condition qu'on ne rencontre pas en pratique ; seul, il ne permet pas de classer des ventilateurs devant un radiateur. C'est la règle générale que décrit HWCooling : la fiche du NF-A12x25 G2, relue pour ce point, ne précise pas à quel point de fonctionnement sa pression est relevée. Les 3 ventilateurs du calcul sont des exemples, pas des modèles du commerce.
Chapitre 1 · acheter
Pourquoi un grand radiateur ?
chaleur évacuée = coefficient × surface × écart de température
Le coefficient dépend de la vitesse de l'air : c'est le travail des ventilateurs
Note de capacité de Noctua (NSPR)
un grand ventirad, sans pompe
Plus de surface : la même chaleur sort avec moins d'air.
Engineering ToolBox, « Convective Heat Transfer » : q = h A ΔT · Noctua, notes NSPR de sa gamme
Pourquoi un grand radiateur ? Voilà la loi de l'échange de chaleur. La chaleur qu'un radiateur évacue, c'est un coefficient, fois sa surface, fois l'écart de température avec l'air. Le coefficient, lui, dépend de la vitesse de l'air : c'est le travail des ventilateurs. Donc 3 façons d'évacuer plus : souffler plus fort, accepter un écart de température plus grand, donc un processeur plus chaud, ou avoir plus de surface. Pour le silence, c'est la surface qu'on choisit.
Noctua donne à chacun de ses refroidisseurs une note de capacité. Prenons ses watercoolings : un liquide emporte la chaleur du processeur jusqu'à un radiateur, où des ventilateurs l'évacuent. Le modèle de 240 millimètres, avec 2 ventilateurs de 120 : 210.
360 millimètres, 3 ventilateurs de 120 : 248. 420 millimètres, 3 ventilateurs de 140 : 268. Plus de surface et plus de ventilateurs : plus de capacité. Et cette capacité en plus, tu peux la dépenser de 2 façons : refroidir plus fort, ou refroidir autant avec des ventilateurs plus lents. Pour le silence, on choisit la deuxième.
Et le ventirad, le radiateur à ailettes posé directement sur le processeur ? Un grand modèle de la même marque : 228. Mieux que le watercooling de 240. Et sans pompe : celle d'un watercooling fait son propre bruit, c'est au chapitre 2.
À retenir : plus de surface, c'est la même chaleur qui sort avec moins d'air. Sur ma machine, le radiateur fait 420 millimètres. Pas pour refroidir plus fort : pour que ses 3 ventilateurs tournent lentement. La même loi vaut pour le radiateur d'une carte graphique : entre 2 modèles de la même puce, celui qui a le plus de surface peut sortir la même chaleur avec moins d'air. Pour le vérifier, cherche son bruit mesuré dans un test.
Sources : Engineering ToolBox, « Convective Heat Transfer » : q = hc A dT (q : la chaleur transférée, hc : le coefficient de convection, A : la surface d'échange, dT : l'écart de température entre la surface et l'air) ; le coefficient dépend notamment de la vitesse du fluide. Noctua, « NSPR: Noctua Standardised Performance Rating » : plus la note NSPR est haute, meilleures sont les performances du dissipateur ; NL-LC1-24 : 210 ; NL-LC1-36 : 248 ; NL-LC1-42 : 268 ; ventirad NH-D15 G2 : 228. Noctua, fiches techniques des 3 watercoolings : NL-LC1-24, radiateur de 279,5 × 120 × 30 mm, 2 ventilateurs de 120 mm ; NL-LC1-36, radiateur de 399,5 × 120 × 30 mm, 3 ventilateurs de 120 mm ; NL-LC1-42, radiateur de 459,5 × 143,7 × 30 mm, 3 ventilateurs de 140 mm. D'un modèle à l'autre, la surface, le nombre et la taille des ventilateurs changent ensemble : la note ne les sépare pas. C'est la note d'un fabricant sur sa propre gamme, mesurée dans ses conditions : elle classe une capacité de refroidissement, elle ne mesure pas un bruit. Les radiateurs sont dessinés à l'échelle de leurs ventilateurs.
Chapitre 1 · acheter
Un petit boîtier peut-il être silencieux ?
3 boîtiers du commerce, dessinés à la même échelle
Calcul : le débit d'air suit la chaleur à sortir
Dans le compact
Les mêmes watts 2 fois moins
Petit et silencieux : oui, avec peu de watts.
Cooler Master NR200P V2 · be quiet! Pure Base 500DX (Tom's Hardware, avril 2020) · ASUS ProArt PA602 · Calcul : AMCA, 2020
Un petit boîtier peut-il être silencieux ? On vient de le voir : pour le silence, il faut de la surface et de grands ventilateurs. Encore faut-il un boîtier qui les accepte. Prenons 3 boîtiers du commerce, dessinés à la même échelle. Un compact de 18 litres. Un moyen tour de 48 litres. Et un grand tour de 81 litres : c'est le mien.
Ce que le volume change, c'est ce qui rentre. Dans le compact, le plus grand radiateur fait 280 millimètres : 2 ventilateurs de 140. Dans le moyen tour, 360 millimètres : 3 ventilateurs de 120. Dans le grand tour, 420 millimètres : 3 ventilateurs de 140. Même logique pour un ventirad : 67 millimètres de haut au plus dans le compact, 185 à 190 dans les 2 autres.
Maintenant, un calcul. Demandons aux 3 de sortir la même chaleur : il leur faut le même débit d'air. Je ne compte que les ventilateurs du radiateur, et le grand tour sert de repère. Le moyen tour a aussi 3 ventilateurs, mais de 120 millimètres au lieu de 140 : c'est l'écart de la slide du diamètre, 5,4 décibels de plus. Le compact garde des 140, mais il n'en a que 2 au lieu de 3 : chacun doit fournir 1,5 fois plus d'air, donc tourner 1,5 fois plus vite. 7 décibels de plus. C'est un calcul, pas une mesure : il donne un sens et un ordre de grandeur.
Mais regarde ce qui se passe si le compact a 2 fois moins de watts à sortir. Moitié moins de chaleur, moitié moins d'air : ses 2 ventilateurs ralentissent, et il passe 8 décibels sous le grand tour. Les watts pèsent plus lourd que les litres.
Donc oui, un petit boîtier peut être silencieux : avec peu de watts. Un compact pour une machine qui consomme peu, ça se tient. Un compact pour le haut de gamme : ses ventilateurs devront tourner vite. Choisis tes watts d'abord, la taille du boîtier ensuite.
Sources : Cooler Master, fiche du MasterBox NR200P V2 : 18,25 L, 360 × 185 × 274 mm hors saillies (372 × 185 × 292 mm avec, soit 20,1 L par le calcul) ; ventilateurs : 2 de 120 ou 140 mm en haut, 2 de 120 mm en bas ; radiateur : en haut, jusqu'à 280 mm ; refroidisseur du processeur : 67 mm de haut au plus. Tom's Hardware, « be quiet! Pure Base 500DX Review: Straying Away from Tradition », Niels Broekhuijsen, 28/04/2020 : 463 × 231 × 450 mm, soit 48 L par le calcul ; ventilateurs en façade : jusqu'à 3 de 120 mm ou 2 de 140 mm ; radiateur de 360 mm en façade, de 240 mm en haut ; refroidisseur du processeur : 190 mm de haut au plus. ASUS, fiche du ProArt PA602 : 593 × 560 × 245 mm, soit 81 L par le calcul ; radiateur de 420 mm accepté en haut ; refroidisseur du processeur : 185 mm de haut au plus. Les 2 volumes calculés sont ceux de l'enveloppe extérieure. AMCA, « Derivation of the Fan Laws », 2020 : le débit d'un ventilateur est proportionnel à sa vitesse et, entre ventilateurs semblables, au cube de son diamètre. AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : 50 × log10 du rapport des vitesses, 70 × log10 du rapport des diamètres. Calcul, à débit total égal, par rapport aux 3 ventilateurs de 140 mm : 3 ventilateurs de 120 mm tournent (140 ÷ 120)³ = 1,59 fois plus vite, soit 80 × log10(140 ÷ 120) = +5,4 dB, l'écart de la slide « Grand ou petit ventilateur ? » ; 2 ventilateurs de 140 mm fournissent chacun 1,5 fois plus d'air, donc tournent 1,5 fois plus vite, soit 50 × log10(1,5) + 10 × log10(2 ÷ 3) = +7,0 dB (n sources identiques ajoutent 10 × log10(n) : slide « 2 ventilateurs font-ils 2 fois plus de bruit ? ») ; les mêmes à mi-débit tournent à 0,75 fois la vitesse du repère, soit -8,0 dB. Ce calcul ne compte que les ventilateurs du radiateur, supposés de même forme : un radiateur plus court a aussi moins de surface d'échange, ce qui joue dans le même sens. Des comparatifs de boîtiers à bruit égal existent : GamersNexus, « GN Mega Charts: PC Case Benchmarks & Comparisons », 04/08/2026, règle les ventilateurs de chaque boîtier pour 27 dBA à 1 m. Ses résultats sont publiés en images, qui n'ont pas pu être lues : la slide ne s'appuie pas dessus et raisonne à partir des lois du chapitre. Les boîtiers sont dessinés à l'échelle de leurs 2 plus grandes dimensions (ASUS ne précise pas laquelle des siennes est la hauteur) ; chaque radiateur est dessiné de face, à la même échelle, pour montrer ses ventilateurs : c'est un schéma, pas sa position réelle. Ces 3 boîtiers sont des exemples de taille, pas une consigne d'achat.
Chapitre 1 · acheter
Le boîtier aide-t-il ou gêne-t-il ?
Un test publié : le même boîtier, 2 façades, les ventilateurs à la même vitesse
Façade ajourée l'air entre droit devant
Façade pleine l'air contourne le panneau
le repère
environ environ
Sur un boîtier, je regarde
La façade : elle laisse passer l'airLes ventilateurs : de la place pour des grandsLe radiateur : de la place pour un grandLes filtres : ils se retirent sans outil
Mon boîtier façade ouverte à 45 % · 2 ventilateurs de 200 mm · radiateur de 420 mm
Un boîtier qui respire donne de la marge pour ralentir.
Tom's Hardware, novembre 2020 : be quiet! Silent Base 802, façade ajourée ou façade pleine · ASUS
Le boîtier aide ou gêne ? Un test publié permet de trancher, parce qu'il compare un seul et même boîtier, vendu avec 2 façades : une ajourée, et une pleine, insonorisée.
Avec la façade ajourée, l'air entre droit devant, sans obstacle. Avec la façade pleine, il doit contourner le panneau.
Résultat, ventilateurs à la même vitesse : la façade pleine fait gagner environ 1 décibel, et perdre environ 3 degrés, sur le processeur comme sur la carte graphique. 1 décibel, c'est peu : à 3 décibels, il faut déjà tendre l'oreille, et 1 décibel, c'est encore moins. Et 3 degrés de plus, si ta ventilation suit la température, c'est une ventilation qui accélère : le décibel gagné peut être reperdu. Une nuance du testeur : à l'oreille, il a trouvé la façade ajourée bien plus bruyante que ne le dit la mesure.
Donc quand tu choisis un boîtier pour le silence, regarde 4 choses. Une façade qui laisse passer l'air. De la place pour de grands ventilateurs : on vient de voir pourquoi. De la place pour un grand radiateur. Et des filtres qui se retirent sans outil, sinon tu ne les nettoieras pas. Le mien : une façade ouverte à 45 %, 2 ventilateurs de 200 millimètres, et la place pour un radiateur de 420.
Un boîtier qui respire donne de la marge pour ralentir : dans ce test, environ 3 degrés. Les convertir en ventilateurs plus lents, c'est le travail de la courbe de ventilation, un réglage du chapitre 2 : ce test ne l'a pas mesuré. Un autre test répond à bruit égal : on y arrive. Et quand on part de zéro, le boîtier se choisit tôt : juste après les watts.
Sources : Tom's Hardware, « be quiet! Silent Base 802 Review », Niels Broekhuijsen, 17/11/2020 : la façade pleine, insonorisée, coûte environ 3 °C sur le processeur comme sur la carte graphique, ce que l'auteur juge acceptable pour environ 1 dB de bruit en moins ; écart de bruit mesuré avec la façade ajourée : de 0,8 à 1,0 dB de plus, mais l'auteur juge la carte graphique bien plus envahissante à l'oreille ; ventilateurs à 100 %. Le test compare les 2 façades à vitesse égale : il ne mesure pas ce que donnerait la façade ajourée avec des ventilateurs ralentis. C'est un seul boîtier : l'écart change d'un modèle à l'autre. ASUS, fiche du ProArt PA602 : grille de façade ouverte à 45 %, 2 ventilateurs de 200 mm en façade, radiateur de 420 mm accepté en haut, filtres amovibles dessous, dessus et en façade. Le dessin des 2 boîtiers est un schéma.
Chapitre 1 · acheter
Et une façade en verre ?
Un test publié : le même boîtier, livré avec 2 façades
Façade ajourée Façade vitrée l'air entre droit devant l'air passe par les bords
Processeur en charge
au-dessus de la pièce
Fermer la façade, sans rien changer d'autre
Façade pleineTom's Hardware, 2020 environ environ
Façade vitréeGamersNexus, 2018
Une vitre devant l'entrée d'air : le bruit bouge à peine, la température monte.
GamersNexus, mai 2018 : Cooler Master H500M, façade ajourée puis vitrée · Tom's Hardware, novembre 2020
Et une façade en verre ? Un test publié permet de répondre, parce que le boîtier testé est livré avec 2 façades : une ajourée, et une vitrée. Avec la façade ajourée, processeur en charge : 45,6 degrés au-dessus de la température de la pièce. Le bruit de toute la machine : 40,7 dB(A). C'est le repère.
Le testeur monte la façade vitrée. L'air ne traverse pas le verre : il doit passer par les bords du panneau. À ton avis : plus silencieux, ou plus chaud ?
Les 2, mais pas dans les mêmes proportions. Le bruit : 40,2 dB(A). 0,5 décibel de moins, alors qu'il faut déjà tendre l'oreille pour en percevoir 3. La température : environ 51 degrés. 5 à 6 de plus.
Rapproche ça du test précédent, celui de la façade pleine : environ 1 décibel de moins, environ 3 degrés de plus. Ici, façade vitrée : 0,5 décibel de moins, 5 à 6 degrés de plus. 2 boîtiers différents, 2 bancs d'essai : ce sont des ordres de grandeur. Mais le sens est le même : fermer la façade coûte des degrés, et rapporte très peu de silence.
Une vitre devant l'entrée d'air : le bruit bouge à peine, la température monte. La limite : c'est 1 test, sur 1 boîtier de 2018. Et il ne dit rien d'une vitre sur le côté : c'est la façade, là où l'air entre, qu'il mesure. Reste une question. Ces 2 tests changent la façade, rien d'autre : aucun ne compare à bruit égal. Et à bruit égal ?
Sources : GamersNexus, « Cooler Master H500M Case Review: Mesh vs. Glass », 29/05/2018 (page sans signature) : le même boîtier avec sa façade ajourée, puis sa façade vitrée, toutes 2 fournies ; processeur Core i7-6700K à 4,4 GHz en charge maximale : 45,6 °C au-dessus de l'ambiante avec la façade ajourée, environ 51 °C avec la façade vitrée, soit 5 à 6 degrés de plus ; bruit total de la machine : 40,7 dB(A) puis 40,2 dB(A). Le ventilateur de la carte graphique est fixé à 55 % ; la vitesse des ventilateurs du boîtier et la distance de mesure du bruit ne sont pas précisées dans le texte. D'après le test, les panneaux latéraux débordent légèrement du bord des 2 ventilateurs de 200 mm, pour laisser entrer de l'air malgré la vitre. Tom's Hardware, « be quiet! Silent Base 802 Review », Niels Broekhuijsen, 17/11/2020 : façade pleine, environ 3 °C de plus pour environ 1 dB de moins (slide « Le boîtier aide-t-il ou gêne-t-il ? »). Bruitparif, « Perception » : un écart de 3 dB est légèrement perceptible. C'est 1 test, sur 1 boîtier, daté de 2018 ; un boîtier vitré sur plusieurs faces n'y est pas mesuré. Les 2 tests changent la façade sans rien régler d'autre : aucun ne compare à bruit égal. Le dessin est un schéma, vu de côté : le trajet exact de l'air autour de la vitre n'est pas tiré du test.
Chapitre 1 · acheter
À bruit égal, quel boîtier refroidit le mieux ?
Un autre test publié : 2 boîtiers, réglés pour faire le même bruit
le même bruit
Boîtier ajouré 4 ventilateurs, 3 derrière une grille
Boîtier insonorisé
Processeur en charge : degrés au-dessus de la température de la pièce
d'écart sur le processeur
d'écart, environ
d'écart avec l'ajouré
À bruit égal, le boîtier qui respire refroidit mieux le processeur.
GamersNexus, novembre 2018 : SilverStone RL06 et be quiet! Silent Base 601, bruit mesuré à 51 cm
À bruit égal, un autre test publié répond, avec 2 boîtiers. Un ajouré : 4 ventilateurs, dont 3 en façade derrière une grille. Et un insonorisé : 2 ventilateurs, et une façade en acier doublée de mousse.
Le testeur règle les ventilateurs de chaque boîtier jusqu'à obtenir le même bruit, mesuré à une cinquantaine de centimètres : 32,9 dB(A) pour l'un, 32,8 pour l'autre. Il précise qu'il ne mesure pas le timbre : seulement le niveau.
Puis il charge le processeur. Dans le boîtier ajouré : 61 degrés de plus que la température de la pièce. Dans l'insonorisé : 73. 12 degrés d'écart, pour le même bruit.
Montons le bruit. À 36 dB(A), les ventilateurs de l'insonorisé sont à fond : son processeur descend à environ 63 degrés. L'ajouré, réglé au même bruit : 55. Encore 8 degrés d'écart, environ. Plus de bruit ne comble pas l'écart.
D'où vient-il ? Le testeur retire la façade de l'insonorisé, et ralentit ses ventilateurs pour rester à 36 dB(A). Le processeur tombe à 56 degrés : 1 de plus que dans l'ajouré, avec seulement 2 ventilateurs. C'est la façade fermée qui coûtait ces degrés.
À bruit égal, le boîtier qui respire refroidit mieux le processeur. Et ces degrés d'avance, c'est de la marge pour ralentir les ventilateurs. 3 limites. C'est 1 test, sur 2 boîtiers de 2018 : l'écart change d'un modèle à l'autre. Sur la carte graphique, il est plus faible : au réglage le plus silencieux, les 2 boîtiers font à peu près jeu égal. Et les testeurs le disent : un boîtier insonorisé garde son intérêt pour une machine qui travaille peu, au repos ou en charge légère.
Sources : GamersNexus, « Airflow vs. Silent Case: Noise-Normalized Thermals », Steve Burke et Patrick Lathan, 12/11/2018 : SilverStone RL06 (3 ventilateurs de 120 mm en façade, derrière une grille et un filtre, 1 à l'arrière) et be quiet! Silent Base 601 (façade en acier doublée de mousse, 2 ventilateurs Pure Wings 2 de 140 mm, dont 1 en façade) ; bruit mesuré à 20 pouces, soit 51 cm ; les auteurs précisent qu'ils ne sont pas équipés pour mesurer le type de bruit, seulement son niveau ; processeur Core i7-6700K à 4,4 GHz, températures en degrés au-dessus de l'ambiante. À 32,9 dB(A) : 61 °C dans le RL06 (ventilateurs à 36 % en façade et 40 % à l'arrière) ; 73 °C dans le Silent Base 601 à son réglage le plus bas, 32,8 dB(A). À 36 dB(A) : 55 °C dans le RL06 (ventilateurs à 58 %, 36,1 dB(A)) ; environ 63 °C dans le Silent Base 601, ventilateurs à 100 %. Silent Base 601 sans sa façade, ventilateurs à 83 % pour retrouver 36 dB(A) : 56 °C. Autre mesure, non affichée : les 2 ventilateurs de 140 mm du Silent Base 601 montés en façade du RL06, à la place de ses 3 ventilateurs de 120 mm, à 55 % et 32,9 dB(A) : 55 °C ; les auteurs y lisent le poids des ventilateurs eux-mêmes, et ce montage ne sépare pas l'effet du boîtier de celui des ventilateurs. Carte graphique : l'écart est plus faible ; aux 2 réglages d'origine les plus silencieux, les auteurs jugent les 2 boîtiers à peu près à égalité ; le RL06 à fond donne le meilleur résultat (47 °C), devant le Silent Base 601 sans sa façade (50 °C). Conclusion des auteurs : un boîtier insonorisé garde son intérêt au repos ou en charge légère, et pour qui ne veut pas régler ses ventilateurs ; pour le jeu et le calcul, un boîtier trop fermé refroidit mal. C'est 1 test, sur 2 boîtiers différents, datés de 2018 : l'écart change d'un modèle à l'autre. Le dessin des 2 boîtiers est un schéma ; la vitesse des hélices à l'écran est une illustration.
Chapitre 1 · acheter
Combien de ventilateurs, et dans quel sens ?
Un test publié : 5 répartitions, le même boîtier, tous les ventilateurs à 1 200 tr/min
air qui entre air qui sort
Laquelle refroidit le mieux ?
Et la poussière ?
Autant dans 3 répartitions
3 montages, environ en chambre à poussière, comparés à l'œil3 entrées + 1 sortie, 2 + 2, 1 + 3
Et combien ?
pour le même air
2 ventilateurs à mi-vitesse, au lieu d'1 seul à fond, en air librecalcul : loi de la vitesse, AMCA
Des entrées et des sorties. La pression compte peu, la vitesse beaucoup.
KitGuru, juillet 2020 · Overclockers.com : 3 montages en chambre à poussière · Calcul : AMCA, 2020
Le test précédent opposait 4 ventilateurs à 2. Alors combien en faut-il, et dans quel sens ? On entend souvent qu'il faut plus d'entrées que de sorties : la pression positive. Un test publié a comparé 5 répartitions dans le même boîtier, le moyen tour de tout à l'heure, avec des ventilateurs de la même gamme, tous à 1 200 tours par minute.
Plus d'entrées que de sorties. Autant d'entrées que de sorties. Plus de sorties que d'entrées. Et 2 cas extrêmes : tout en entrée, tout en sortie. À ton avis, laquelle refroidit le mieux ?
Le verdict du testeur : les 3 répartitions mixtes se valent. Aucune ne se détache. Les 2 extrêmes, elles, sont nettement moins bonnes, et tout en entrée est la moins bonne des 5. Je te donne son classement, pas ses degrés : il les publie en images. Et il ne mesure aucun bruit.
Et la poussière ? L'idée courante : plus d'entrées, toutes filtrées, donc moins de poussière. Le testeur la conseille, sans la mesurer. Un autre test l'a regardée de près, sur le même boîtier : 3 machines identiques, 3 répartitions, environ 50 heures dans une chambre à poussière. Résultat, comparé à l'œil et en photos : à peu près autant de poussière dans les 3.
Et combien de ventilateurs ? Ce test ne tranche pas : ses répartitions n'en ont pas toutes le même nombre. C'est la loi de la vitesse qui répond. En air libre, 2 ventilateurs à mi-vitesse déplacent autant d'air qu'un seul à fond, pour 12 décibels de moins. Mieux vaut plusieurs ventilateurs lents qu'un seul rapide.
Donc : des entrées et des sorties. La pression, positive ou négative, compte peu d'après ces 2 tests, faits sur le même boîtier. La vitesse, elle, compte beaucoup : prévois assez de ventilateurs pour qu'ils tournent lentement. Sur le support en ligne, clique sur une répartition.
Sources : KitGuru, « Positive / Negative airflow testing - be quiet! Pure Base 500DX », James Dawson, 28/07/2020 : 5 répartitions dans le même boîtier, ventilateurs be quiet! Silent Wings 3 fixés à 1 200 tr/min, 60 minutes de charge. Plus d'entrées : 2 ventilateurs de 140 mm en façade, 1 de 120 mm en sortie à l'arrière. Équilibre : 2 de 120 mm en façade, 1 à l'arrière et 1 en haut en sortie. Plus de sorties : 1 de 120 mm en façade, 1 de 140 mm à l'arrière et 1 de 140 mm en haut en sortie. Tout en entrée, tout en sortie : 4 ventilateurs de 120 mm. Conclusion de l'auteur : les 3 répartitions mixtes donnent des résultats très proches, les 2 extrêmes sont nettement moins bonnes, tout en entrée est la moins bonne ; il juge qu'une pression positive, entrées filtrées, peut limiter la poussière : un conseil, qu'il ne mesure pas. Les températures sont publiées en images : elles ne sont pas reprises. Aucun bruit mesuré. Overclockers.com, « Dust Prevention: Positive Pressure, Negative Pressure, Does It Really Matter? », John Nester (page sans date) : 3 montages identiques dans le même boîtier, le Pure Base 500DX, 4 ventilateurs de 140 mm chacun (3 entrées et 1 sortie, 2 et 2, 1 et 3), environ 50 heures en chambre à poussière : une quantité de poussière voisine dans les 3. Les limites de ce test : la poussière est comparée à l'œil et en photos, sans pesée ; c'est de la poussière domestique, puis du sable et de la sciure, soufflés au compresseur ; les cartes mères, la mémoire et les cartes graphiques ne fonctionnent pas : elles ne servent qu'au montage ; les filtres des entrées sont en place, ceux des sorties retirés ; le test s'arrête quand des ventilateurs se mettent à cliqueter ; boîtiers, alimentations et refroidisseurs sont fournis par be quiet! ; ni température ni bruit mesurés. Calcul (slide « Pourquoi la vitesse coûte-t-elle si cher ? », lois de l'AMCA) : 2 ventilateurs à mi-vitesse, 50 × log10(0,5) + 3 = -12 dB pour le même débit en air libre ; dans un boîtier, le gain dépend de la résistance au passage de l'air. Le dessin est un schéma : la place exacte des 4 ventilateurs des 2 répartitions extrêmes n'est pas tirée du test.
Chapitre 1 · acheter
Jusqu'où un ventilateur peut-il ralentir ?
La plage de vitesse de 3 ventilateurs, lue sur leur fiche
4 broches la carte mère envoie une consigne en % : le PWM
3 broches la vitesse se règle par la tension, si la carte le permet
4 broches sur une prise à 3 pleine vitesse, sauf si la carte règle la tension
Sur la fiche : 4 broches, et un régime minimal bas.
Noctua, fiches des NF-A12x25 G2, NF-A14x25 G2 et NF-A20 · Noctua, questions fréquentes · ASUS, manuel du BIOS
Jusqu'où un ventilateur peut-il ralentir ? Puisque tout se joue sur la vitesse, la question compte. La réponse est sur la fiche technique, et presque personne ne la lit : c'est le régime minimal.
Un 120 millimètres de chez Noctua : 1 800 tours par minute au maximum. La carte mère le pilote par une consigne, en pourcentage. À 20 % de consigne, il est à son minimum : 360 tours. Et à 0 %, il s'arrête complètement.
Le 140 de la même famille : de 1 500 à 300, et l'arrêt aussi. Le 200 millimètres : une plage de 800 à 350, et lui ne s'arrête pas, même avec une consigne à 0 %. 3 ventilateurs du même fabricant, 3 minimums, 2 comportements à 0 % : ça se vérifie avant d'acheter. Et sous son régime minimal, la consigne ne fera pas descendre un ventilateur plus bas.
Encore faut-il pouvoir le piloter. Avec 4 broches, la carte mère envoie une consigne en pourcentage, et le ventilateur règle lui-même sa vitesse : c'est le PWM. Avec 3 broches, pas de consigne : la vitesse ne se règle que par la tension, si ta carte mère sait le faire. Et un piège, que Noctua signale : un ventilateur à 4 broches branché sur une prise à 3 broches tourne à pleine vitesse, sauf si la carte mère sait régler la tension.
Donc sur la fiche d'un ventilateur, regarde 2 choses : 4 broches, et un régime minimal bas. Le reste se règle : c'est le chapitre 2.
Sources : Noctua, fiches techniques : NF-A12x25 G2 PWM, 1 800 tr/min, 360 tr/min à 20 % de consigne, 0 tr/min à 0 % ; NF-A14x25 G2 PWM, 1 500 tr/min, 300 tr/min à 20 %, 0 tr/min à 0 % ; NF-A20 PWM, plage de 350 à 800 tr/min, 350 tr/min à 0 % de consigne ; à 20 %, la fiche du modèle chromax.black.swap donne 350 tr/min, celle du modèle standard 310 tr/min : les 2 fiches ne concordent pas, la slide affiche la plage qu'elles donnent toutes les 2. Noctua, questions fréquentes : un ventilateur à 4 broches branché sur un connecteur à 3 broches tourne à pleine vitesse, sauf si la carte mère sait régler la tension. ASUS, manuel du BIOS : mode « DC » pour les ventilateurs à 3 broches, mode « PWM » pour ceux à 4 broches.
Chapitre 1 · acheter
L'alimentation fait-elle du bruit ?
Le mode hybride de Seasonic : 3 régimes, selon la puissance qu'on lui demande
Sans ventilateur il est à l'arrêt
Silencieux il tourne lentement
Refroidissement il accélère
Un test publié le modèle de 1 600 W que j'ai dans ma tour
À cette puissance, le ventilateur
Puissance demandée
400 W
De 20 à 50 % le seuil change d'un modèle à l'autre
La chaleur peut le faire démarrer plus tôt
Un interrupteur peut le forcer à tourner en permanence
Le ventilateur le plus silencieux : celui qui ne tourne pas.
Seasonic, septembre 2025 · Club386, mai 2026 : Seasonic Prime TX-1600 Noctua Edition
Tous les ventilateurs ne reçoivent pas leur consigne de la carte mère. Celui de l'alimentation, par exemple : elle a son propre ventilateur, et c'est elle qui le commande. Certaines sont semi-passives : sous une certaine puissance, ce ventilateur reste à l'arrêt. Seasonic appelle ça son mode hybride, et décrit 3 régimes. Tant qu'on lui demande peu de puissance, le ventilateur est à l'arrêt. Puis il tourne lentement. Puis il accélère pour refroidir.
Voilà ce que ça donne sur un modèle précis, le mien : une Seasonic de 1 600 watts. Ce ne sont pas mes relevés, ce sont ceux d'un test publié par Club386. À 160 watts, 0 tour par minute. À 400 watts, toujours 0. À 800, 544 tours. À 1 200, 753. Et à pleine puissance, 1 398. D'après ce test, le ventilateur reste à l'arrêt jusqu'à 640 watts environ, et il démarre vers 720.
Plaçons une machine sur cette échelle. À 400 watts, on est dans la zone verte : aucun bruit de ventilateur. Je monte. 640 : la limite. 720 : il démarre. 800 watts : il tourne, à 544 tours par minute, et dans ce test le bruit ne dépasse toujours pas le bruit de fond du laboratoire. C'est pour ça que j'ai choisi une alimentation bien plus puissante que nécessaire : pour rester le plus souvent dans la zone où son ventilateur ne tourne pas. À pleine charge, je peux en sortir : ma carte graphique, mon processeur et le reste demandent ensemble entre 650 et 700 watts, d'après des chiffres publiés : le détail est au chapitre 2. C'est un ordre de grandeur : je n'ai pas mesuré ma machine à la prise.
3 choses à savoir avant d'acheter. 1 : le seuil change d'un modèle à l'autre. Seasonic l'écrit pour ses alimentations : entre 20 et 50 % de la puissance, selon le modèle. Pour la mienne, c'est un test publié qui me l'a donné. 2 : la chaleur peut faire démarrer le ventilateur plus tôt. 3 : chez Seasonic, un interrupteur choisit entre ce mode hybride et un ventilateur qui tourne en permanence. Vérifie sa position.
Le ventilateur le plus silencieux, c'est celui qui ne tourne pas. Une marge de puissance, sur une alimentation, c'est aussi une marge de silence. Cette marge se paie : c'est l'achat qui vient en plus, quand le budget le permet.
Sources : Seasonic, « How Seasonic's Hybrid Fan Control Helps Reduce Noise in PRIME TX Series », 03/09/2025 : 3 modes : sans ventilateur (à l'arrêt), silencieux (vitesse basse), refroidissement (vitesse accrue) ; le ventilateur ne démarre qu'au-delà d'un seuil de puissance, situé entre 20 et 50 % de charge selon le modèle ; si la température monte trop, il peut démarrer plus tôt, même à une charge plus faible ; interrupteur relâché : mode hybride ; enfoncé : le ventilateur tourne toujours. Club386, « Seasonic Prime TX-1600 Noctua Edition review », Krzysztof Hukalowicz, 07/05/2026 : alimentation passive jusqu'à 40 % de charge environ (640 W), démarrage du ventilateur vers 45 % (720 W) ; relevés : 0 tr/min à 160 et 400 W, 544 tr/min à 800 W, 753 tr/min à 1 200 W, 1 398 tr/min à 1 600 W ; bruit relevé : 30,0 dBA à 160, 400 et 800 W (c'est le bruit de fond de son laboratoire, précise l'auteur), 31,5 dBA à 1 200 W, 33,9 dBA à 1 600 W. Entre 2 relevés, la slide ne donne aucune vitesse : elle dit seulement si le ventilateur est à l'arrêt, près de démarrer ou en marche. Ma machine : même modèle, interrupteur en position d'origine ; consommation à la prise non mesurée. Ordre de grandeur de la puissance demandée à pleine charge, avec les chiffres de la slide « Où partent les watts ? » (chapitre 2) : 297 + 250 + 150 = 697 W, ou 647 W avec mon plafond de 200 W ; c'est une addition de chiffres de natures différentes, pas une mesure.
Chapitre 1 · acheter
D'où vient ce grésillement ?
Une bobine traversée par un courant vibre. Et ça s'entend.
puce
bobines
le courant passe,
le fil vibre
Où ? Surtout sur les cartes graphiques et les alimentations
Quand ? Plus la carte travaille, plus il s'entend
Une panne ? En général, non : une caractéristique du composant. Il ne s'élimine pas complètement.
Ce que tu peux essayer
Limiter les images par seconde moins de courant dépensé pour rien
L'écouter dès l'achat en ligne, en France : 14 jours pour changer d'avis
Ce bruit ne se règle pas toujours. Il s'écoute dès l'achat.
Corsair · ASUS, FAQ 1050014 · NZXT, août 2026 · Service-public, achat à distance
Dernier bruit de ce chapitre, et celui-là, la chaîne du bruit ne l'explique pas : un grésillement aigu, un sifflement électrique. En anglais, le coil whine. Il ne vient d'aucun ventilateur. Sur une carte graphique, autour de la puce, il y a des bobines : du fil de cuivre enroulé. Quand un courant les traverse, elles vibrent. Et cette vibration s'entend.
Où ? Corsair l'écrit : c'est particulièrement fréquent sur les cartes graphiques et les alimentations. Quand ? Plus la carte travaille, plus elle appelle de courant, et plus ça s'entend. C'est pour ça qu'on le remarque surtout en jeu, notamment quand la carte calcule bien plus d'images que l'écran ne peut en afficher. Mais il peut aussi s'entendre au repos : Corsair le précise.
Est-ce une panne ? En général, non. ASUS, le fabricant de ma carte graphique, l'écrit : c'est une caractéristique du composant, et ça n'abîme pas le matériel. Corsair est plus prudent : ce n'est pas forcément le signe d'un défaut. Mais ASUS écrit aussi que ce bruit ne peut pas être éliminé complètement. Et qu'il s'entend mieux dans un environnement silencieux. Autrement dit : plus ta machine sera calme, plus tu risques de le remarquer.
Alors, que faire ? 2 choses. La première : limiter les images par seconde. Les images que ton écran n'affiche pas, c'est du courant dépensé pour rien. Un limiteur, c'est aussi moins de watts : ce réglage est au chapitre 2. Ça peut calmer le grésillement, sans garantie. La deuxième est la plus importante : écoute ta carte en jeu dès que tu la reçois. Pour un achat en ligne, en France, tu as 14 jours pour changer d'avis, sans avoir à te justifier.
Ce bruit-là ne se règle pas toujours. Il s'écoute dès l'achat, tant que tu peux encore renvoyer la pièce.
Sources : Corsair, « What is Coil Whine? » : le sifflement vient de la vibration des bobines électromagnétiques traversées par le courant ; il est surtout fréquent sur les cartes graphiques et les alimentations ; il ne signale pas forcément un défaut ou un problème ; il peut aussi s'entendre quand la machine est au repos, tant que certains composants travaillent. ASUS, FAQ 1050014, « [Graphic card] Sometimes there is a slight high-frequency noise », mise à jour du 16/03/2023 : c'est une caractéristique du composant, sans effet sur le matériel ; le sifflement s'entend mieux dans un environnement calme ; ce bruit ne peut pas être éliminé complètement. NZXT, « Why Is My Graphics Card Whining? Coil Whine Explained », 17/08/2026 : plus la carte travaille, plus le sifflement s'entend ; il est normal, et n'annonce ni défaut ni panne ; le conseil de NZXT : plafonner les images par seconde, car les images calculées bien au-delà de ce que l'écran peut afficher ne sont que du courant consommé pour rien. AMD, « AMD Frame Rate Target Control » : limiter les images par seconde économise de l'énergie, et réduit aussi la chaleur et le bruit. Service-public, « Achat à distance : droit de rétractation du consommateur », vérifié le 01/01/2026 : 14 jours au moins pour changer d'avis sur un achat à distance, sans avoir à motiver sa décision ; c'est la règle française. Aucun fabricant relu ne promet qu'un réglage supprime ce bruit : le limiteur est une piste, pas une garantie. Le dessin est un schéma.
Chapitre 1 · la fiche
Qu'est-ce que tu notes sur ta fiche ?
Bloc 1.Ce que je regarde avant d'acheter.
Qu'est-ce que tu achètes ?
Une carte graphique
Un processeur
Un ventilateur
Un refroidisseur
Un boîtier
Une alimentation
Sur le support en ligne, clique sur ton achat.
Et si ça ne suffit pas ?
Achetée au mieux, elle souffle encore
2 Régler 0 €, sans rien acheter de plus
Elle était silencieuse, elle ne l'est plus
3 Entretenir chercher ce qui a changé
Sur le support en ligne, clique sur un chapitre.
Ça ne suffit pas ? Chapitre 2 : on règle.
Fin du chapitre. Voici ta fiche silence : 3 blocs, 1 par chapitre. Celui-ci, c'est ta liste avant d'acheter. Prends un papier, ou mets la vidéo en pause.
Ce que tu vises, d'abord. Tes watts : la gamme que tu choisis fixe la chaleur qu'il faudra sortir. Un bruit bas : il faut 10 décibels de moins pour entendre 2 fois moins fort, donc on additionne les gains. Et un bruit grave : l'oreille entend mal les graves. Ce qui tourne lentement plutôt que ce qui tourne vite.
Ensuite, l'air. Grand et lent : à débit égal, un grand ventilateur qui tourne lentement fait bien moins de bruit qu'un petit qui tourne vite. Ça vaut aussi pour le radiateur : plus de surface, moins d'air à déplacer. Sur la fiche technique d'un ventilateur : 4 broches, et un régime minimal bas. Et dans le boîtier : des entrées et des sorties, avec assez de ventilateurs pour qu'ils tournent lentement.
Enfin, le reste de la machine. Un boîtier ajouré, à la taille de tes watts : dans le test à bruit égal, c'est lui qui refroidit le mieux le processeur. Une alimentation semi-passive, avec de la marge : son ventilateur reste le plus souvent à l'arrêt. Et le grésillement : il ne se règle pas toujours. Il s'écoute dès l'achat, tant que la pièce peut encore repartir. Et si le budget est serré : mets-le d'abord là où partent tes watts, c'est là que naît le bruit. Sur le support en ligne, clique sur ce que tu achètes : la fiche te dit quoi regarder.
Tu as acheté au mieux. Et si ça ne suffit pas ? Alors on règle : moins de watts, des ventilateurs plus lents, sans rien acheter de plus. C'est le chapitre 2. Et si un jour ta machine silencieuse se met à souffler, c'est le chapitre 3. Le support de ces 3 vidéos est en ligne, avec les sons, le diagnostic et toutes les sources : le lien est en description. Si cette vidéo t'a aidé : un pouce, et un commentaire. C'était Mehdiatech, la tech du quotidien.
Sources : celles des 15 slides de ce chapitre. ComputerBase, NVIDIA, AMD (avec PC Perspective pour sa déclaration) et Engineering ToolBox pour les watts ; Bruitparif pour l'échelle des décibels, la norme IEC 61672 pour la sensibilité de l'oreille ; l'AMCA pour les lois des ventilateurs ; Noctua pour les fiches et la note de capacité des radiateurs, HWCooling pour la pression statique, Engineering ToolBox pour l'échange de chaleur ; Cooler Master, ASUS, Tom's Hardware, GamersNexus, KitGuru et Overclockers.com pour le boîtier ; Seasonic et Club386 pour l'alimentation ; Corsair, ASUS, NZXT, AMD et Service-public pour le grésillement.
Chapitre 2 · régler
Acheter, régler, entretenir : où en es-tu ?
watts ce que la machine consomme moins de tension, un plafond
chaleur à sortir du boîtier
air déplacé par les ventilateurs une courbe lente et stable
bruit ce que tu entends
Tu as ta machine. 0 € pour la calmer.
Tu es dans le chapitre 2 d'une série de 3, sur une question : comment construire une config silencieuse ? Ici : tu as déjà ta machine, et son bruit te gêne. Si tu n'as pas encore acheté, c'est le chapitre 1. Si elle était silencieuse et qu'elle ne l'est plus, c'est le chapitre 3. Chaque chapitre se comprend seul, et les flèches disent quand passer de l'un à l'autre.
Le fil des 3 chapitres tient en 1 chaîne, qu'on remonte. Ce que tu entends, c'est de l'air qu'on déplace : des ventilateurs. On déplace de l'air parce qu'il y a de la chaleur à sortir. Et cette chaleur, ce sont les watts que ta machine consomme. Le bruit vient des watts : les ventilateurs ne font que le rendre audible.
Dans ce chapitre, on agit sur 2 maillons de cette chaîne, sans rien acheter. D'abord produire moins de watts : moins de tension, un plafond. Ensuite seulement, déplacer l'air plus lentement, et sans à-coups : une courbe de ventilation. L'ordre compte : régler des ventilateurs sur une machine qui chauffe trop, c'est traiter la conséquence, pas la cause. Mais avant tout ça, une idée reçue à vérifier.
Sources : celles de la slide « Pourquoi un PC fait-il du bruit ? », qui détaille cette chaîne à l'ouverture du support (vidéo du chapitre 1). Puget Systems, « Gaming PC vs. Space Heater Efficiency », Matt Bach, 21/10/2013 : un PC produit autant de chaleur qu'un radiateur d'appoint de même puissance. AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : le bruit d'un ventilateur augmente avec sa vitesse.
Chapitre 2 · régler
Puissant ou silencieux : faut-il choisir ?
Performance les images, le calcul
Silence ce que tu entends
On croit qu'il faut choisir.
Mon essai · carte graphique
Le même test, moins de tension
Score
9 155 9 140 points
-0,16 %
Puissance
208,5 182,2 W en moyenne
-12,6 %
Point chaud
70,3 °C 65,1 °C
-5,2 °C
Le silence est l'objectif. La performance est la contrainte.
Mes mesures : 3DMark Speed Way, 3 passages par réglage, 31 août 2026 · puissance moyenne sur toute la session
On entend toujours la même chose : un PC puissant chauffe, donc il souffle. Si tu veux du silence, il faudrait renoncer à la puissance. Puissant ou silencieux : à ton avis, il faut choisir ?
Je te montre un essai fait sur ma machine. Ma carte graphique, une RTX 5080. Je lui fais passer le même test, mais avec moins de tension : 0,887 volt en moyenne au lieu de 0,984. Le score au banc d'essai : 9 155 points avant, 9 140 après. 0,16 % de moins. Autant dire rien : sans rien changer au réglage, le score varie déjà de 35 points entre le meilleur et le moins bon passage.
Et pendant ce temps, la carte consomme 12,6 % de moins : 182,2 watts au lieu de 208,5, en moyenne sur toute la session de mesure, temps morts compris. Son point le plus chaud perd 5 degrés. Moins de watts, c'est moins de chaleur à sortir, donc des ventilateurs qui tournent moins vite : je l'ai relevé aussi.
Donc non, pas forcément. Sur cet essai, j'ai le même score avec 12,6 % de watts en moins : avant de choisir, on arrête de gaspiller. Tu as choisi ta machine pour sa performance : on n'y touche pas, c'est la contrainte. Et à performance égale, le silence devient l'objectif. On ne rabote pas la performance pour obtenir du silence : on cherche d'abord tout ce qui fait du bruit sans rien rapporter.
Source : mes mesures du 31/08/2026 sur une ASUS GeForce RTX 5080 Noctua OC, réglée à 925 mV pour 2 800 MHz. 3DMark Speed Way, 3 passages par réglage : 9 162, 9 169 et 9 134 points d'origine (moyenne 9 155), puis 9 166, 9 093 et 9 161 (moyenne 9 140). Tension moyenne : 0,984 puis 0,887 V. Puissance moyenne de la carte relevée par HWiNFO : 208,5 puis 182,2 W, sur toute la session, phases de repos comprises. Point chaud maximal : 70,3 puis 65,1 °C. Vitesse moyenne des ventilateurs : environ 349 à 366 tr/min d'origine, 311 à 329 après. Écart entre le meilleur et le moins bon passage : 35 points d'origine, 73 après.
Chapitre 2 · régler
Qu'est-ce qui te gêne, exactement ?
Le test gratuit Écoute ta machine pendant que tu t'en sers : en travaillant en jouant le soir, au calme
Un souffle permanent
même quand la machine ne fait rien
Première piste des ventilateurs trop rapides au repos
Où on le traite 2 Régler
tu lances un jeu
Un souffle qui monte
dès que tu lances quelque chose
C'est de la chaleur à sortir : les ventilateurs accélèrent
Où on le traite 2 Régler1 Acheter
Un grésillement aigu
surtout en jeu, sans lien avec le souffle
C'est des bobines qui vibrent, souvent sur la carte graphique ou l'alimentation
Où on le traite 2 Régler1 Acheter
Rien ne te gêne ? Ta machine est déjà silencieuse.
Corsair, « What is Coil Whine? » : des bobines qui vibrent quand le courant les traverse
Avant de toucher au moindre réglage, un test qui ne coûte rien : écoute ta machine pendant que tu t'en sers vraiment. En travaillant, en jouant, et le soir, quand la pièce est calme. Parce que 3 bruits différents peuvent te gêner, et ils ne se traitent pas du tout de la même façon.
Premier bruit : un souffle permanent, même quand la machine ne fait rien. Au repos, il y a peu de chaleur à sortir : la première piste, ce sont des ventilateurs qui tournent trop vite. Ça se règle : c'est la courbe de ventilation, plus loin dans ce chapitre.
Deuxième bruit : un souffle qui monte dès que tu lances un jeu ou un calcul. C'est la chaîne du bruit : des watts, de la chaleur, et des ventilateurs qui accélèrent pour la sortir. On le traite en 2 temps : produire moins de chaleur, puis mieux l'évacuer. Les 2 se règlent dans ce chapitre. Et si le matériel ne suit pas, c'est le chapitre 1.
Troisième bruit : un grésillement aigu, surtout en jeu, et qui n'a rien à voir avec les ventilateurs. Ce sont des bobines, le plus souvent sur la carte graphique ou dans l'alimentation, qui vibrent quand le courant les traverse : on appelle ça le sifflement des bobines. Ce n'est pas forcément le signe d'une panne : c'est une caractéristique normale de ces composants. Ce grésillement s'écoute dès l'achat, c'est le chapitre 1. Un limiteur d'images peut le calmer, sans garantie : ce réglage est présenté plus loin dans ce chapitre.
Et si rien ne te gêne, sur aucun de tes usages ? Alors ta machine est déjà silencieuse, et tu n'as rien à régler. Le juge, c'est ton oreille, pas un tableau de mesures. C'est aussi pour ça que je ne te donnerai aucun niveau sonore mesuré chez moi : je juge à l'oreille. Note ce qui te gêne : on s'en sert à la fin de ce chapitre, sur ta fiche.
Source : Corsair, « What is Coil Whine? » (corsair.com) : le sifflement des bobines vient de la vibration des bobines électromagnétiques traversées par le courant ; il est surtout fréquent sur les cartes graphiques et les alimentations, mais tout composant à bobines peut en produire ; il apparaît sous certaines charges, comme les jeux, parfois au repos ; c'est une caractéristique normale, qui ne signale pas forcément une panne. Les 2 premiers bruits découlent de la chaîne du bruit (slide « Pourquoi un PC fait-il du bruit ? ») : pour le premier, c'est une piste, pas une certitude. Le limiteur d'images contre le grésillement : NZXT, « Why Is My Graphics Card Whining? Coil Whine Explained », 17/08/2026, détaillé sur la slide « D'où vient ce grésillement ? » (chapitre 1).
Chapitre 2 · régler
Où partent les watts ?
processeur
carte graphique
tout le reste
La carte graphiqueen jeu, en 4K
360 W annoncés
en moyenne 297 W
Le processeuren calcul, tous les cœurs
38 W en lecture vidéo
près de 250 W
Tout le restecarte mère, mémoire, stockage, ventilateurs
règle de dimensionnement, pas une mesure
comptés 150 W
2 composants font l'essentiel de la chaleur. Ce sont eux qu'on règle.
Tom's Hardware, 2025 et 2026 : mesures sur les mêmes puces que les miennes · NVIDIA : puissance annoncée · Corsair : règle de dimensionnement
Comment chauffer moins ? Le bruit vient des watts : c'est la chaîne du bruit. Alors avant de régler quoi que ce soit, il faut savoir une chose : dans ta machine, où partent les watts ?
Quand tu joues, c'est la carte graphique. Pour une RTX 5080, NVIDIA annonce 360 watts. Tom's Hardware a mesuré le modèle de référence : 297 watts en moyenne en jeu, en 4K. Un autre banc, celui du chapitre 1, en trouve 307 : d'un banc à l'autre, le chiffre bouge un peu. Sur la mienne, j'ai relevé une pointe à 362 watts.
Quand tu calcules, un rendu, un export vidéo, c'est le processeur. Le mien, un Ryzen 9 9950X3D2 : près de 250 watts quand tous ses cœurs travaillent, toujours d'après Tom's Hardware. Et le même processeur, pendant une simple lecture vidéo : 38 watts. Plus de 6 fois moins. Un processeur chauffe surtout quand on lui demande de calculer.
Et tout le reste ? La carte mère, la mémoire, le stockage, les ventilateurs. Pour dimensionner une alimentation, Corsair compte 150 watts pour tout ce petit monde, périphériques compris. C'est une règle de dimensionnement, pas une mesure. Et Corsair le dit : le processeur et la carte graphique demandent bien plus que n'importe quel autre composant.
Donc 2 composants font l'essentiel de la chaleur : la carte graphique quand tu joues, le processeur quand tu calcules. Ce sont eux qu'on va régler. Ces chiffres sont ceux des mêmes puces que les miennes, relevés par d'autres : du matériel haut de gamme. Sur cette slide, seule la pointe de la carte graphique vient de chez moi, relevée avec le logiciel HWiNFO. Chez toi, les chiffres changent, pas la logique : le même logiciel te donnera les tiens.
Sources : NVIDIA, fiche de la GeForce RTX 5080 : puissance totale de la carte annoncée à 360 W. Tom's Hardware, revue de la RTX 5080 Founders Edition, Jarred Walton, 29/01/2025, page 8 : 297 W en moyenne, en jeu en 4K, relevés avec un boîtier de mesure Nvidia PCAT ; c'est le modèle de référence, pas ma carte. ComputerBase, 27/05/2025 (slide « Combien de watts achètes-tu ? », chapitre 1) : 307 W en moyenne sur 5 jeux, en 4K. Tom's Hardware, revue du Ryzen 9 9950X3D2, Jake Roach, 21/04/2026 : le processeur approche 250 W quand tous ses cœurs travaillent, et monte à 38 W en lecture vidéo (YouTube). Corsair, « How to Choose the right Power Supply (PSU) » : le processeur et la carte graphique demandent bien plus de puissance que tout autre composant ; 150 W à ajouter pour la carte mère, les ventilateurs, la mémoire, le stockage et les périphériques : une règle de dimensionnement. Ma mesure : 362,3 W de puissance maximale relevée par HWiNFO sur ma carte d'origine, le 31/08/2026.
Chapitre 2 · régler
Qui décide de la puissance d'un processeur ?
Un même processeur, 3 chiffres
× 1,35
au-delà du plafond d'usine
annoncés la fiche d'AMD (TDP)
autorisés d'usine le plafond réel (PPT)
Réglages d'usine, en charge
PBO et profil mémoire activés, même test
de watts de fréquence
Le fabricant annonce. Le BIOS décide.
AMD · SkatterBencher n° 100, avril 2026 : Ryzen 9 9950X3D2, test de charge OCCT
Qui décide de la puissance d'un processeur ? On pourrait croire que c'est écrit sur la boîte. Prenons le mien, un Ryzen 9 9950X3D2, et regardons 3 chiffres.
Premier chiffre, celui de la fiche technique : 200 watts. C'est ce qu'AMD annonce, on appelle ça le TDP. Mais ce n'est pas un plafond de consommation : c'est la chaleur que le refroidissement doit savoir évacuer.
Deuxième chiffre : 270 watts. C'est ce que le processeur a réellement le droit de tirer, réglages d'usine. Chez AMD, ce plafond s'appelle le PPT, et il vaut 1,35 fois le chiffre annoncé. 200 fois 1,35 : 270.
Troisième chiffre : ce qu'il tire vraiment. Un testeur, SkatterBencher, a mesuré exactement ce processeur, sous un test de charge. Sur ce test-là, aux réglages d'usine : 231 watts, 78 degrés.
Puis il ouvre le BIOS, le menu de réglage de la carte mère, et il active 2 options : PBO, et le profil de la mémoire. PBO, AMD la décrit lui-même : elle permet au processeur de fonctionner au-delà de ses réglages d'usine. Même test : 299 watts, 92 degrés. Presque 30 % de watts en plus, 13 degrés et demi de plus. Et la fréquence ? Moins de 4 % de mieux. Sur son autre test : 20 % de watts en plus, et aucune fréquence gagnée.
Alors, qui décide ? Pas la fiche technique. C'est le BIOS de ta carte mère. Et c'est une bonne nouvelle : un réglage du BIOS, ça se monte, mais ça se baisse aussi. Avant d'y venir, il faut comprendre pourquoi un peu de tension en moins change tout.
Sources : AMD, fiche du Ryzen 9 9950X3D2 Dual Edition : TDP par défaut de 200 W, température maximale de 95 °C. AMD, déclaration du 26/05/2022 (reprise par PC Perspective) : sur les sockets AMD de l'ère Zen, le calcul standard du plafond PPT est le TDP multiplié par 1,35. Puget Systems, revue du 21/04/2026 : le plafond PPT de ce processeur monte à 270 W. Wikipédia, « Processor power dissipation » : le TDP d'une fiche technique est la chaleur maximale produite par le processeur, celle que le système de refroidissement doit pouvoir dissiper ; il ne reflète pas la puissance maximale réelle du processeur. SkatterBencher n° 100, 21/04/2026, carte mère ASUS ROG Crosshair X870E Hero, watercooling de 420 mm, test de charge OCCT. Jeu d'instructions SSE, celui de la slide : aux réglages d'usine, 230,8 W, 78,4 °C, 4 881 MHz sur le premier bloc de cœurs (4 831 sur le second) ; avec sa stratégie « PBO + EXPO » (Precision Boost Overdrive activé et profil mémoire EXPO II), 299,4 W, 91,9 °C, 5 065 MHz (4 990 sur le second bloc). Jeu d'instructions AVX-512, son autre test : 203,2 W, 80,2 °C et 4 565 MHz aux réglages d'usine, puis 244,1 W, 81,7 °C et 4 525 MHz, soit 20 % de watts en plus sans fréquence gagnée. L'effet de PBO seul n'est pas isolé de celui du profil mémoire. Tom's Hardware, à la slide précédente, donne près de 250 W en charge pour ce processeur : la puissance relevée dépend du test. AMD, page de Ryzen Master : PBO permet de faire fonctionner le processeur hors de ses spécifications et au-delà de ses réglages d'usine.
Chapitre 2 · régler
Pourquoi baisser la tension change-t-il tout ?
puissance = activité × capacité × tension² × fréquence
La puissance qu'une puce dépense à calculer
puissance
tension
à fréquence égale : la puce fait le même travail
Baisse la tension
Ma carte graphique 0,984 V 0,887 V
10 % de tension en moins : jusqu'à 19 % de chaleur en moins.
Weste et Harris, « CMOS VLSI Design », 4e édition : puissance de commutation = α C V² f
Pourquoi baisser la tension change tout ? Voilà la loi qui gouverne la puissance d'une puce. Ce qu'elle dépense à calculer dépend de 4 choses : son activité, sa capacité électrique, sa fréquence, et sa tension. Mais regarde bien : la tension est au carré.
Un carré, ça se dessine. Le côté, c'est la tension. La surface, c'est la puissance.
Je baisse la tension de 10 %. Le côté perd 10 %. La surface, elle, perd 19 %. Et la fréquence n'a pas bougé : la puce fait le même travail.
Sur ma carte graphique, c'est ce que j'ai fait : 0,887 volt en moyenne au lieu de 0,984. 9,9 % de tension en moins. Ma méthode vise la même fréquence qu'à l'origine. Si elle est bien restée la même, la loi prévoit 18,7 % de puissance en moins sur la part qui calcule. On va voir tout de suite ce que j'ai vraiment mesuré.
10 % de tension en moins : jusqu'à 19 % de chaleur en moins. Ce réglage a un nom : l'undervolt. Pourquoi « jusqu'à » ? Parce que cette loi vaut pour la puissance dynamique, celle des transistors qui changent d'état. Une puce a aussi des courants de fuite, qui ne suivent pas cette loi. Le carré donne l'ordre de grandeur, la mesure tranche. Sur le support en ligne, bouge le curseur.
Sources : Weste et Harris, « CMOS VLSI Design », 4e édition, support du cours « Lecture 7: Power » : la puissance de commutation vaut α C VDD² f (α : le facteur d'activité, C : la capacité, VDD : la tension d'alimentation, f : la fréquence) ; la puissance statique, due aux courants de fuite, s'y ajoute. Wikipédia, « Processor power dissipation » : la puissance dynamique d'un processeur est à peu près proportionnelle à sa fréquence et au carré de sa tension ; on peut baisser la tension en gardant la même fréquence. Calcul : à fréquence et activité égales, 10 % de tension en moins donnent 0,9 × 0,9 = 0,81, soit 19 % de puissance dynamique en moins. Mes mesures du 31/08/2026 : tension moyenne de 0,984 V d'origine, 0,887 V après réglage, soit un rapport de 0,9014 ; son carré vaut 0,8126, soit 18,7 % de moins. Ma méthode (manuel de ma machine, septembre 2026) : la fréquence relevée en charge aux réglages d'origine devient la cible, demandée à 925 mV. Mon rapport de mesure ne donne pas la fréquence d'origine : l'égalité des fréquences est le but de la méthode, pas un relevé.
Chapitre 2 · régler
Qu'est-ce que ça donne sur une carte graphique ?
Le réglage
fréquence tension
d'origine
réglée
925 mV 2 800 MHz
2 800 MHz dès 925 mV
La fréquence d'origine en charge devient la cible. Au-delà de 925 mV, la courbe est plate.
Schéma : seul ce point est une valeur réelle.
3 passages par réglage
entre les moyennes · jusqu'à entre 2 passages
Ventilateurs, vitesse moyenne
tr/min
Sans toucher à la tension : limiter les images par seconde. AMD : moins de watts, moins de chaleur, moins de bruit.
Le même score. % de points en plus par watt.
Mes mesures : 3DMark Speed Way et HWiNFO, 31 août 2026 · moyennes sur toute la session
Qu'est-ce que ça donne en vrai ? Je reprends mon essai du début de ce chapitre, en détail. Le réglage d'abord. Dans le logiciel MSI Afterburner, une carte graphique a une courbe : pour chaque tension, une fréquence. Ma méthode : relever la fréquence que la carte atteint en charge, d'origine, et en faire la cible, demandée dès 925 millivolts. Ma cible : 2 800 mégahertz. Au-delà, la courbe est plate : la tension ne monte plus. Rien d'autre n'est modifié.
Ensuite la mesure. 3 passages du même banc d'essai, 3DMark Speed Way, pour chaque réglage. Pourquoi 3 ? Parce qu'un score varie tout seul. Regarde : d'origine, 35 points entre le meilleur et le moins bon passage. Après réglage, 73. Et entre les 2 moyennes : 15 points. L'écart entre les 2 réglages est plus petit que l'écart entre 2 passages. Autrement dit : il se perd dans la variation d'un passage à l'autre. Une précision : Speed Way fait partie de la version payante de 3DMark. La version gratuite contient d'autres bancs d'essai, comme Time Spy ou Steel Nomad : la méthode reste la même, 3 passages par réglage.
La puissance maintenant : 208,5 watts en moyenne d'origine, 182,2 après. 26 watts de moins. Ça fait 12,6 %. C'est moins que les 18,7 % de la loi du carré, et ce n'est pas surprenant : cette moyenne couvre toute la session, temps morts compris, et la loi ne concerne que la part de la puce qui calcule.
Moins de watts, donc moins de chaleur : la température maximale de la carte passe de 62 à 58 degrés, et son point le plus chaud, de 70 à 65. Et la vitesse moyenne des ventilateurs de la carte baisse : environ 311 à 329 tours par minute, au lieu de 349 à 366. Une précision : ma carte est sur son mode Quiet, le réglage d'usine, et ses ventilateurs s'arrêtent sous 50 degrés. Une moyenne plus basse peut donc aussi vouloir dire des arrêts plus longs. C'est par là que les watts deviennent du silence : ici le gain est petit, il s'ajoutera aux autres.
Avant le dernier chiffre, un mot sur un levier encore plus simple, qui ne touche à aucune tension : limiter le nombre d'images par seconde. Quand ta carte calcule bien plus d'images que ton écran n'en affiche, elle chauffe pour rien. AMD le dit de son propre réglage : limiter les images économise de l'énergie, et réduit la chaleur et le bruit. Chez NVIDIA, le réglage s'appelle Max Frame Rate : NVIDIA le présente lui aussi comme un moyen d'économiser de l'énergie. C'est aussi la première piste contre un grésillement, sans garantie : c'est expliqué au chapitre 1.
Dernier chiffre de mon essai, celui que je préfère : les points par watt. 43,9 avant, 50,2 après. Le même score, à la variation près, pour 14 % de points en plus par watt.
Sources : mes mesures du 31/08/2026 sur une ASUS GeForce RTX 5080 Noctua OC. Réglage : 925 mV pour 2 800 MHz, courbe aplatie à droite à partir de 925 mV, aucun autre paramètre modifié. Ma méthode (manuel de ma machine, septembre 2026) : dans MSI Afterburner, la fréquence relevée en charge aux réglages d'origine devient la cible, demandée à 925 mV ; le rapport ne donne pas la fréquence d'origine. 3DMark Speed Way, 3 passages par réglage : 9 162, 9 169 et 9 134 points d'origine (moyenne 9 155), puis 9 166, 9 093 et 9 161 (moyenne 9 140). UL, « 3DMark features by edition (Windows, macOS) » : Speed Way n'est pas dans l'édition Basic, gratuite ; il fait partie des éditions Advanced et Professional ; l'édition Basic comprend notamment Time Spy et Steel Nomad. Relevés HWiNFO sur toute la session : puissance moyenne 208,5 puis 182,2 W ; température maximale 62,2 puis 58,4 °C, point chaud maximal 70,3 puis 65,1 °C ; vitesse moyenne des ventilateurs environ 349 à 366 tr/min, puis 311 à 329, soit environ 10 % de moins entre les milieux des 2 fourchettes (le rapport ne dit pas de quels ventilateurs il s'agit). ASUS, fiche de la GeForce RTX 5080 Noctua OC Edition : les 3 ventilateurs sont à l'arrêt quand la température de la carte est sous 50 °C ; le mode Quiet garde la même puissance cible et les mêmes réglages de performance, avec une courbe de ventilation moins agressive. Points par watt : 9 155 ÷ 208,5 = 43,9 ; 9 140 ÷ 182,2 = 50,2 ; soit 14 % de plus (mon rapport écrit « environ 13,5 % », avec des valeurs arrondies). Le schéma de la courbe illustre la méthode : seul le point de réglage est une valeur réelle. AMD, « AMD Frame Rate Target Control » : limiter les images par seconde économise de l'énergie, et réduit aussi la chaleur et le bruit de la carte. NVIDIA, aide du panneau de configuration, « Manage 3D Settings » : le réglage Max Frame Rate fixe le nombre maximal d'images par seconde que la carte calcule. NVIDIA, article du 06/01/2020 (Andrew Burnes) sur ce réglage : il est particulièrement utile, notamment pour économiser de l'énergie.
Chapitre 2 · régler
Et sur le processeur ?
Score Cinebench 2024, tous les cœurs
enveloppe annoncée (TDP)
Un essai publié
Ryzen 9 9950X3D, le modèle voisin du mien
Le repère : les watts d'usine, profil mémoire activé
De 170 à 105 W
d'enveloppe de score au moins
L'autre levier : moins de tension
Curve Optimizer : moins de tension pour chaque fréquence
Pas de chiffre : aucune mesure trouvée n'isole ce seul réglage
Mes réglages plafond de 200 W au lieu de 270 · limite de 85 °C au lieu de 95
Les derniers watts coûtent cher. Ils rapportent peu.
Club386, mars 2025 : Ryzen 9 9950X3D, Cinebench 2024 · SkatterBencher n° 100, avril 2026 · Mes réglages
Et sur le processeur ? 2 leviers. Le premier : lui fixer un plafond de watts. Ça fait peur, on se dit qu'on bride sa machine. Alors regardons ce que ça coûte vraiment, avec un essai publié par Club386 sur un Ryzen 9 9950X3D, le modèle voisin du mien.
Le repère de l'essai : les watts d'usine, 170 annoncés, avec le profil de la mémoire activé. 2 419 points au test Cinebench, et 69 degrés en moyenne. On passe à 105 watts annoncés : 2 248 points, et 55 degrés au plus. L'enveloppe annoncée a perdu 38 %. Le score, 7 %. Et le processeur, au moins 14 degrés.
On descend encore, à 65 watts : là, le score perd un quart. Et dans l'autre sens, limites levées avec l'option PBO : 1,7 % de mieux, pour 8 degrés de plus en moyenne. La courbe s'aplatit : les derniers watts ne rapportent presque rien.
Et ce score, c'est tous les cœurs à fond : un rendu, un export. Avec un seul cœur à la fois : 140 points au repère, 139 à 105 watts, 140 à 65 watts. Rien ne change. Sur un seul cœur, le plafond ne coûte rien : il ne coûte que lorsque la charge demande plus de watts que le plafond.
Deuxième levier, le même que sur la carte graphique : moins de tension. Chez AMD, le réglage s'appelle Curve Optimizer. SkatterBencher l'explique : il décale toute la courbe, et le processeur a besoin de moins de tension pour chaque fréquence. Ici, pas de chiffre : je n'ai pas trouvé de mesure publiée qui isole ce seul réglage sur mon processeur. Celles que j'ai lues le combinent avec d'autres options. MSI, dans son guide pour ce processeur, annonce des gains sans chaleur supplémentaire : c'est la parole d'un fabricant.
Chez moi, j'ai fait les 2 : un plafond à 200 watts au lieu de 270, et la tension abaissée. J'ai aussi abaissé la température maximale autorisée, de 95 à 85 degrés. Mon plafond de 200 watts vaut 148 watts annoncés : entre les 2 barres du milieu. Je n'ai pas de mesure avant et après à te montrer sur ce point : ce sont mes réglages, pas des résultats. Retiens la logique : les derniers watts coûtent cher, et ils rapportent peu.
Sources : Club386, « Overclocking Ryzen 9 9950X3D isn't as exciting as the CPU at 105W », Samuel Willetts, 13/03/2025, Cinebench 2024. Le repère de l'auteur : watts et fréquences d'usine (170 W annoncés), profil mémoire EXPO activé : 2 419 points, et 140 points sur un seul cœur (sans le profil mémoire : 2 300 et 132). Mode Eco à 105 W : 2 248 et 139 points ; l'auteur y lit 7 % de score en moins pour une enveloppe inférieure de 38 %. À 65 W : 1 819 et 140 points. Avec PBO : 2 461 points, sans effet sur un seul cœur. Températures données par l'article : 69 °C au repère et 77 °C avec PBO (moyennes), 55 °C à 105 W et 53 °C à 65 W (maximales) : l'écart de 14 °C est donc un minimum. Les « 38 % » comparent les enveloppes annoncées (105 et 170 W), pas des watts mesurés. Le reste du banc d'essai n'est pas donné dans la page. SkatterBencher n° 100, 21/04/2026 : une valeur négative de Curve Optimizer décale toute la courbe qui relie la tension à la fréquence ; le processeur a alors besoin de moins de tension pour chaque fréquence. Ses mesures avec Curve Optimizer à -25 cumulent d'autres réglages (limites de la carte mère, Scalar 10X, fréquence maximale relevée de 200 MHz) : elles ne sont pas reprises ici. MSI, « How to Undervolt AMD Ryzen 9 9950X3D2 Dual Edition », 20/05/2026 : ses 2 modes apportent, selon MSI, un gain de performance sans chaleur supplémentaire, souvent avec un peu moins. Mes réglages : plafond PPT de 200 W au lieu de 270 et limite de température de 85 °C au lieu de 95 (manuel de ma machine, septembre 2026) ; Curve Optimizer à -20 par bloc de cœurs, stabilité validée (mes notes de réglage, 05/09/2026) ; aucun relevé de performance avant et après. Calcul : 200 W ÷ 1,35 = 148 W annoncés.
Chapitre 2 · régler
Jusqu'où descendre sans planter ?
moins de tension
réglage d'usine
1 cran plus bas
2 crans
3 crans
4 crans
la limite de ta puce : inconnue d'avance
ton réglage
Chaque puce a sa marge de tension.D'un exemplaire à l'autre, elle change.
La méthode
1 changement1 essai1 sauvegarde
Ça tient, et le score ne baisse pas ? Un cran plus bas. Sinon : un cran en arrière.
2 pièges
Un score mesuré , pas une fréquence affichéeLes cœurs un par un , pas seulement tous ensemble
3 précautions
Le BIOS à jour , avant tout réglageLes valeurs de départ , notéesLa garantie : l'usage de PBO l'invalide, dit AMD
La méthode se copie. Les valeurs, jamais.
MSI, mai 2026 · SkatterBencher · CoreCycler · AMD · Tom's Hardware, 2023 et 2025
Jusqu'où descendre ? Mauvaise nouvelle : personne ne peut te le dire. Chaque puce a une marge de tension, et cette marge n'est pas la même d'un exemplaire à l'autre. MSI l'écrit dans son propre guide : chaque processeur a une qualité de silicium unique. Mes valeurs ne sont pas les tiennes.
Donc on ne recopie pas des valeurs, on applique une méthode. 1 seul changement à la fois. 1 essai. Si ça tient, et si le score ne baisse pas, on enregistre le profil, et on descend d'un cran. Le jour où ça plante, ou le jour où le score baisse, on remonte d'un cran, et on s'arrête là. C'est long, mais c'est le moyen le plus sûr de savoir ce qui a marché. Ce que tu vois à gauche est un exemple : chez toi, ça plantera peut-être au deuxième cran, ou au sixième.
2 pièges. Le premier : un processeur à qui on retire trop de tension ne plante pas toujours. Les Ryzen ont une sécurité : la fréquence affichée ne bouge pas, mais la puce travaille plus lentement. Donc un réglage se juge sur un score mesuré, jamais sur une fréquence affichée. Le deuxième : un test qui charge tous les cœurs ne suffit pas. Les fréquences les plus hautes ne sont atteintes que quand peu de cœurs travaillent. Il faut donc tester aussi les cœurs un par un : un outil le fait, CoreCycler.
Et 3 précautions avant de toucher au BIOS. 1 : mets-le à jour. En 2023, AMD a dû distribuer un correctif pour empêcher des cartes mères de faire sortir le processeur de ses limites. En 2025, ASRock a reconnu que des pannes de processeurs étaient liées à un de ses réglages de BIOS. Les 2 fois, le correctif est arrivé par une mise à jour. 2 : note tes valeurs de départ, score, températures, watts. Sans elles, tu ne sauras jamais si tu as gagné quelque chose. 3 : la garantie. AMD prévient que l'usage de PBO, le menu où se trouvent ces réglages, invalide la garantie du processeur, et peut aussi annuler celle du vendeur si tu as acheté ta machine montée. À toi de décider, en connaissance de cause.
Retiens une seule phrase : la méthode se copie, les valeurs, jamais.
Sources : MSI, « How to Undervolt AMD Ryzen 9 9950X3D2 Dual Edition », Manny Chang, 20/05/2026 : chaque processeur a une qualité de silicium qui lui est propre ; une baisse de tension excessive peut rendre le système instable. SkatterBencher, « AMD Precision Boost Overdrive 2 » (mis à jour le 27/07/2024) : Curve Optimizer règle la marge de tension de chaque cœur ; l'horloge étirée (clock stretching) : le système continue d'afficher la fréquence du cœur comme d'habitude, mais la fréquence d'horloge effective est plus basse. CoreCycler (sp00n) : un test qui charge tous les cœurs ne détecte pas les instabilités qui n'apparaissent qu'aux fréquences les plus hautes, atteintes quand les cœurs ne sont pas tous chargés. AMD, déclaration du 27/04/2023 (reprise par Tom's Hardware) : un nouveau code AGESA empêche le processeur de fonctionner au-delà de ses limites, avec une tension SOC plafonnée à 1,3 V ; AMD recommande à tous les utilisateurs de consulter le site du fabricant de leur carte mère et de mettre leur BIOS à jour. Tom's Hardware, 29/05/2025 : Chris Lee (ASRock) dit avoir constaté que le problème est lié à un des réglages du BIOS d'ASRock ; correctif par le BIOS 3.25. AMD, page de Ryzen Master : PBO permet de faire fonctionner le processeur hors de ses spécifications et au-delà de ses réglages d'usine ; son usage invalide la garantie d'AMD et peut aussi annuler celle du fabricant du système ou du vendeur. La descente dessinée est un exemple, pas un relevé.
Chapitre 2 · régler
À niveau égal, quel bruit gêne le moins ?
Constant
rien ne dépasse, rien ne bouge
Niveau moyen identique
le moins gênant
Qui varie
le niveau monte et redescend
Niveau moyen identique
plus gênant
Qui siffle
une note dépasse du souffle
Niveau moyen identique
peut gêner bien plus
Même niveau moyen. Pas la même gêne.
Schäffer et al., 2018 · Horvath, 2025 · arrêté du 23 janvier 1997 (tonalité marquée)
Écouter Son allumé S
Avant de régler les ventilateurs, une chose à savoir sur le bruit, et c'est peut-être la plus utile. Voilà 3 bruits. Ils ont exactement le même niveau moyen, celui qu'un sonomètre calcule sur la durée : je les ai fabriqués pour ça, par le calcul. Est-ce qu'ils gênent autant l'un que l'autre ?
Le premier : un souffle constant. Rien ne dépasse, rien ne bouge.
Le deuxième : le même souffle, mais son niveau monte et redescend, comme un ventilateur qui accélère et ralentit sans arrêt. Le niveau moyen est le même. Une étude de 2018 a fait noter ce genre de bruit par 52 personnes : à niveau moyen égal, plus la variation est marquée, plus le bruit gêne.
Le troisième : le même souffle, avec une note qui dépasse. Un sifflement. C'est ce que donnent des bobines qui sifflent, ou la note d'un ventilateur : ses pales en produisent une, c'est détaillé au chapitre 1. Même niveau moyen, là encore. Mais à niveau égal, un bruit qui contient une note pure peut être jugé bien plus sévèrement. La réglementation française sur le bruit des installations classées a même un nom pour ça : la tonalité marquée.
Donc le niveau ne dit pas tout. À niveau moyen égal, le bruit qui gêne le moins est celui qui ne varie pas et qui ne siffle pas. C'est pour ça qu'on réglera les ventilateurs pour qu'ils tiennent une vitesse stable, et qu'on traitera à part le ronflement de 2 ventilateurs. Le sifflement des bobines, lui, s'écoute dès l'achat : c'est le chapitre 1. Sur le support en ligne, la touche S allume le son : clique sur chaque carte et juge par toi-même.
Sources : Schäffer, Pieren, Schlittmeier et Brink, « Effects of Different Spectral Shapes and Amplitude Modulation of Broadband Noise on Annoyance Reactions in a Controlled Listening Experiment », International Journal of Environmental Research and Public Health 15(5), 1029, 2018 : 52 participants, tous les sons au même niveau moyen de 40 dB(A), variation périodique à 0,75 Hz ; la gêne augmente avec la profondeur de la variation. Horvath, « Application of Psychoacoustic Metrics in the Noise Assessment of Geared Drives », World Electric Vehicle Journal 16(11), 611, 2025 : à niveau dB(A) égal, un son qui contient une note pure ou une modulation rapide peut être jugé bien plus défavorablement. Arrêté du 23 janvier 1997 sur le bruit des installations classées : il y a tonalité marquée quand une bande de tiers d'octave dépasse ses voisines de 5 dB (entre 400 et 8 000 Hz), et sa durée est limitée à 30 % du temps de fonctionnement. Les 3 extraits sont le même souffle : la variation fait monter et redescendre le niveau de 8,6 dB, 3 fois en 4 secondes ; la note, à 1 000 Hz, dépasse chacune des 4 bandes voisines de plus de 6 dB. Leur niveau moyen pondéré A est identique par construction : c'est un calcul, contrôlé sur le signal, pas une mesure au sonomètre.
Chapitre 2 · régler
Comment régler une courbe de ventilation ?
Une courbe : à telle température, telle vitesse
un exemple
Courbe en pente
Courbe à plancher
Le ventilateur, pendant 10 secondes
Ma courbe les ventilateurs de mon radiateur
Un plancher plat. Une pente progressive. Un plafond.
Noctua, « How do I optimise my fan settings? » · Mes réglages · Les températures en mouvement sont une simulation
Comment régler une courbe de ventilation ? Une courbe, c'est une consigne : à telle température, telle vitesse. Le problème, c'est que la température d'un processeur bouge sans arrêt. Sur ma machine, en bureautique, elle se promène entre 40 et 60 degrés. Ici, une simulation, pour l'exemple : entre 42 et 55.
Première idée : une belle pente régulière. Plus c'est chaud, plus ça tourne. Regarde le ventilateur : il suit chaque degré. Il passe son temps à accélérer et à ralentir. Et on vient de le voir : à niveau égal, un bruit qui varie gêne plus.
Deuxième idée : un plancher. Tant que la température reste sous 55 degrés, une seule vitesse, basse. La température bouge, le ventilateur non. Noctua le dit dans ses conseils de réglage : quand 2 points sont reliés par une pente, la vitesse change à la moindre variation de température. Au-dessus du plancher, la pente reprend : à 60 degrés, ma courbe demande 25 %.
Voilà ma courbe, celle des ventilateurs de mon radiateur. Mon processeur est refroidi par un watercooling : un liquide emporte sa chaleur jusqu'à ce radiateur, et une pompe le fait circuler. 20 % jusqu'à 55 degrés : c'est le plancher. Pas l'arrêt, pour 2 raisons. Sans ventilateur, le liquide du radiateur chauffe, et la pompe accélère d'elle-même. Et à mon oreille, un ventilateur qui redémarre s'entend plus qu'un ventilateur lent. Ces pourcentages sont des consignes : la carte mère les envoie au ventilateur, qui ne descend pas sous son régime minimal. Ce régime se lit sur sa fiche : c'est au chapitre 1. Puis une pente progressive, de plus en plus raide : 30 % à 65 degrés, 45 % à 75, 65 % à 82. Et 100 % à 90 degrés : un filet de sécurité.
Un plancher plat, une pente progressive, un plafond. Ne recopie pas mes températures : elles dépendent de ton processeur et de ton refroidissement. Recopie la forme. Sur le support en ligne, passe d'une courbe à l'autre.
Sources : Noctua, « How do I optimise my fan settings? » : un changement de vitesse peut se remarquer ou déranger plus qu'une vitesse constante, la courbe que Noctua conseille cherche donc à éviter les changements de vitesse autant que possible ; quand 2 points sont reliés par une pente continue, la vitesse change même pour une variation infime de température. Mes réglages (manuel de ma machine, septembre 2026) : ventilateurs du radiateur à 20 % jusqu'à 55 °C, 30 % à 65 °C, 45 % à 75 °C, 65 % à 82 °C, 100 % à 90 °C ; pas d'arrêt complet, parce qu'un ventilateur de radiateur arrêté laisse le liquide monter en température et que la pompe accélère d'elle-même au-delà de 45 °C de liquide ; plage de travail en bureautique « entre 40 et 60 °C », notée sans relevé joint. Entre 55 et 65 °C, ma courbe monte de 1 point par degré, soit 25 % à 60 °C ; puis de 1,5, de 2,9 et de 4,4 points par degré. La température qui bouge entre 42 et 55 °C est une simulation, pour montrer le principe : ce n'est pas un relevé. La courbe en pente (de 20 % à 30 °C à 100 % à 90 °C) est un exemple.
Chapitre 2 · régler
Pourquoi mes ventilateurs font-ils le yoyo ?
La température du processeur
des pics de 2 à 3 secondes
La vitesse du ventilateur
sans temporisation avec temporisation
Le ventilateur varie de
points
simulation, sur 20 secondes
Temporisation niveau 0
Mon réglage niveau 5 , à la montée et à la descente
Le silence, ce n'est pas l'absence de rotation. C'est l'absence de variation.
Pics : mon observation · ASUS, manuel du BIOS : Step Up et Step Down, niveaux 0 à 5 · Noctua · Schäffer et al., 2018 · Graphique : une simulation
Écouter Son allumé S
Pourquoi tes ventilateurs font le yoyo ? Regarde la température d'un processeur pendant quelques secondes de bureautique. Voilà ce que j'observe sur ma machine : j'ouvre un navigateur, un pic. 2 ou 3 secondes, puis ça retombe. Ici, 3 pics de ce genre.
Si le ventilateur suit cette température à la lettre, voilà ce que ça donne : il monte, il redescend, il remonte. C'est le yoyo : exactement le bruit qui varie.
La parade est dans le BIOS, et elle est gratuite : la temporisation. Chez ASUS, ce sont 2 réglages, Step Up et Step Down, de 0 à 5. À 0, le ventilateur change de vitesse instantanément. Plus on monte, plus il prend son temps. Au niveau 5, le pic est terminé avant qu'il ait vraiment réagi. Ce graphique est une simulation, pour montrer le principe : le manuel ne donne pas la durée de chaque niveau.
Chez moi : niveau 5 partout, à la montée comme à la descente. Et un test tout simple pour vérifier, celui que j'ai utilisé : ouvrir et fermer un navigateur 5 fois de suite, en écoutant. Si les ventilateurs bougent, la temporisation est trop courte.
Retiens cette phrase : le silence, ce n'est pas l'absence de rotation, c'est l'absence de variation. Lent d'abord : le bruit s'envole avec la vitesse, c'est la loi du chapitre 1. Stable ensuite : à niveau égal, c'est la variation qui gêne. Sur le support en ligne, bouge le curseur, son allumé : tu entendras le yoyo, puis le même souffle, stable.
Sources : ASUS, manuel du BIOS (Q-Fan) : Step up règle la rapidité avec laquelle la vitesse du ventilateur change, le niveau 0 étant un changement instantané ; même règle pour Step down ; niveaux 0 à 5. Noctua, « How do I optimise my fan settings? » : les changements de vitesse peuvent être perçus comme plus gênants qu'une vitesse constante. Schäffer et al., 2018 : à niveau moyen égal, la gêne augmente avec la profondeur de la variation. Mes réglages et mes observations (manuel de ma machine, septembre 2026) : des montées de 2 à 3 secondes à l'ouverture d'un navigateur ; Step Up et Step Down au maximum sur les 4 connecteurs ; le test : « Ouvrir et fermer un navigateur cinq fois de suite en écoutant. Le régime des ventilateurs du radiateur ne doit pas bouger de façon perceptible. » Le graphique est une simulation : 3 pics de température de 2 à 3 secondes, un ventilateur qui les suit, puis le même ventilateur dont la vitesse ne peut changer que lentement. Les durées réelles des niveaux d'ASUS ne sont pas publiées dans le manuel. Le son illustre le principe : un souffle qui varie, puis le même souffle constant, au même niveau moyen. Il devient constant quand la variation simulée passe sous 12 points : un seuil choisi pour la démonstration, pas une donnée publiée. Au niveau 5, le graphique affiche encore une variation lente d'une dizaine de points.
Chapitre 2 · régler
Et la pompe d'un watercooling ?
Ma pompe tourne en permanence, même au repos
la pompe,
sur le processeur
le radiateur
Les 3 modes de ma pompe, d'après son fabricant
Ce que coûte le mode le plus lent
température du processeur, mode Quiet contre mode Manual
3 processeurs testés par Noctua : aucun n'est le mien
Sous 20 % de consigne elle n'obéit plus : jamais en dessous
Au démarrage environ 50 secondes à fond : c'est prévu
Mon réglage mode Quiet , la position d'usine
Le mode le plus lent qui tient tes températures.
Noctua, fiche du NL-LC1-42 et guide des modes de la pompe : chiffres du fabricant
Un bruit à part, si tu as un watercooling : la pompe. Dans un watercooling, c'est un liquide qui emporte la chaleur du processeur jusqu'au radiateur. Pour qu'il circule, il faut une pompe. Sur mon watercooling, elle ne s'arrête jamais, même quand la machine ne fait rien. Elle peut ralentir, pas s'arrêter.
La mienne est une Noctua. Elle a 3 modes, qu'on choisit avec un interrupteur. En mode Manual, elle peut monter à 3 400 tours par minute : Noctua annonce 14,9 décibels. En mode Balanced, 2 600 tours tant que le liquide reste sous 30 degrés : 7,8 décibels. En mode Quiet, elle est limitée à 2 100 tours : moins de 5 décibels. Ce sont les chiffres du fabricant, pas les miens. Entre le mode le plus rapide et le plus lent, une dizaine de décibels. Et 10 décibels de moins, pour l'oreille, c'est 2 fois moins fort : l'échelle des décibels est au chapitre 1.
Et qu'est-ce qu'on perd, en mode Quiet ? Noctua l'a mesuré, contre le mode Manual, sur 3 processeurs. 2,7 degrés de plus sur un Ryzen 7 à 145 watts. 4 degrés sur un Core Ultra 5 à 200 watts. 6 degrés sur un Core 7 à 315 watts. Aucun n'est le mien, et je n'ai pas mesuré cet écart chez moi. Mon processeur est plafonné à 200 watts : je m'attends à être vers le milieu. Quelques degrés contre une pompe annoncée 2 fois moins bruyante : pour moi, le choix est vite fait.
2 pièges, que Noctua explique. Le premier : sous 20 % de consigne, la pompe n'obéit plus, elle reste à 750 tours par minute. Et à 0 %, les 2 pages de Noctua ne disent pas la même chose : 100 % de sa vitesse d'après son guide, 750 tours d'après sa fiche technique. Dans le doute : jamais sous 20 %. Le deuxième : à chaque démarrage, elle tourne à fond pendant environ 50 secondes. C'est prévu. Ne juge donc jamais le bruit de ta machine dans sa première minute. Et si le liquide chauffe trop, elle accélère d'elle-même, quel que soit le mode choisi. Chez moi : mode Quiet. C'est la position d'usine, je n'ai rien eu à faire.
Si ta pompe a plusieurs modes, prends le plus lent qui tient tes températures. Et vérifie-le une fois, en charge.
Sources : Noctua, fiche du NL-LC1-42 : bruit de la pompe de 14,9 dB(A) en mode Manual (3 400 tr/min), 7,8 dB(A) en mode Balanced (2 600 tr/min), moins de 5 dB(A) en mode Quiet (2 100 tr/min). Noctua, « NL-LC1 series AIO coolers' pump speed profiles explained » : en mode Quiet, la vitesse maximale de la pompe est limitée à environ 2 100 tr/min ; à 20 % de consigne, elle tourne à sa vitesse minimale, 750 tr/min ; sous 20 %, la consigne est ignorée ; à 0 % de consigne, le guide annonce un passage à 100 % de la vitesse, alors que la fiche du même refroidisseur donne 750 tr/min à 0 % : les 2 pages de Noctua ne concordent pas, d'où la règle de ne jamais descendre sous 20 % ; en mode Balanced, environ 2 600 tr/min jusqu'à 30 °C de liquide ; au démarrage, la pompe tourne à sa vitesse maximale (environ 3 400 tr/min) pendant une cinquantaine de secondes ; au-delà de 45 °C de liquide, quel que soit le mode, la vitesse minimale remonte, et à 55 °C la pompe passe à sa vitesse maximale ; écart entre Quiet et Manual : 2,7 °C sur un AMD Ryzen 7 9850X3D à 145 W, 4 °C sur un Intel Core Ultra 5 250K Plus à 200 W, 6 °C sur un Intel Core 7 270K Plus à 315 W. Ces niveaux sonores sont ceux du fabricant : la distance de mesure n'est pas précisée sur la fiche. L'écart « une dizaine de décibels » est un minimum : le mode Quiet est donné pour moins de 5 dB(A). Les 3 processeurs testés par Noctua ne sont pas le mien : l'écart de température n'est pas mesuré sur ma machine. Ma machine : interrupteur de la pompe sur Q (Quiet), position d'usine ; aucune mesure de mon côté.
Chapitre 2 · régler
Pourquoi 2 ventilateurs identiques ronflent-ils ?
Le volume du son, pendant 4 secondes
Le son enfle et retombe
fois par seconde
Écart de vitesse entre les 2 0 tr/min
Le remède de Noctua un écart de 50 tr/min : plus le battement est rapide, moins l'oreille le suit
Mon radiateur 3 ventilateurs décalés d'usine : un lent, un rapide, un lent
Vitesses presque égales : un ronflement. Décalées : l'oreille le suit moins, selon Noctua.
Noctua, « Beat frequency theory » : 9 pales, 1 505 et 1 495 tr/min · Le son : 2 notes pures
Écouter Son allumé S
Autre bruit à part, plus sournois : un ronflement lent, qui enfle et qui retombe. Il peut apparaître quand 2 ventilateurs identiques tournent côte à côte, sur un radiateur par exemple. Un ventilateur produit une note : c'est détaillé au chapitre 1. Sa fréquence : le nombre de pales, multiplié par la vitesse en tours par minute, divisé par 60. 2 ventilateurs à 9 pales, à 1 500 tours par minute : la même note, 225 hertz. Tant que c'est exactement la même, le son est stable.
Prenons maintenant l'exemple que donne Noctua. L'un tourne à 1 505 tours, l'autre à 1 495. 10 tours d'écart : rien du tout. Mais ça fait 2 notes : 225,75 et 224,25 hertz. Et 2 notes presque égales, superposées, se renforcent, puis s'annulent, puis se renforcent. Le volume enfle et retombe : c'est un battement. Sa cadence, c'est l'écart entre les 2 notes : 1,5 fois par seconde. Un bruit qui varie : exactement ce que ce chapitre cherche à éviter.
Le remède surprend : écarter un peu plus les 2 vitesses. Noctua vend des ventilateurs par paires légèrement décalées d'usine : l'un tourne environ 25 tours plus vite, l'autre 25 tours moins vite. 50 tours d'écart, et le battement passe à 7,5 par seconde. D'après Noctua, plus le battement est rapide, plus l'oreille a du mal à le suivre. C'est l'argument du fabricant. Une étude publiée en 2025 situe le maximum de sensibilité de l'oreille autour de 4 variations par seconde, sur une plage de 1 à 20. À 7,5, on s'en éloigne sans en sortir. Son allumé, compare les 2 réglages, et juge par toi-même.
Sur mon radiateur, il y a 3 ventilateurs de ce type, montés dans cet ordre : un lent, un rapide, un lent. Jamais 2 identiques côte à côte. Si tu entends ce ronflement chez toi, voilà une piste : cherche 2 ventilateurs identiques qui reçoivent la même consigne, et donne-leur 2 vitesses décalées.
Vitesses presque égales : un ronflement. Vitesses décalées : l'oreille le suit moins, selon Noctua.
Sources : Noctua, « Fan speed offset explained: Beat frequency theory » : l'hélice du NF-A14x25(r) G2 a 9 pales ; dans l'exemple de Noctua, un ventilateur tourne à 1 505 tr/min et l'autre à 1 495, soit 2 notes à 225,75 et 224,25 Hz (vitesse × 9 ÷ 60), qui produisent un battement lent de 1,5 Hz ; la cadence du battement est la différence entre les 2 fréquences ; avec un ventilateur 25 tr/min plus rapide et l'autre 25 tr/min plus lent, elle passe à 7,5 Hz ; plus le battement est rapide, plus l'oreille a du mal à suivre les variations de volume, selon Noctua. Noctua, NF-A14x25 G2 PWM Sx2-PP : 2 ventilateurs légèrement décalés en vitesse (environ 25 tr/min de plus ou de moins). Horvath, 2025 (étude citée à la slide « À niveau égal, quel bruit gêne le moins ? ») : la sensibilité à ces fluctuations s'étend d'environ 1 à 20 Hz et culmine vers 4 Hz. Ma machine (manuel de septembre 2026) : 3 NF-A14x25 G2 sur le radiateur, montés PPA, PPB, PPA ; le PPA tourne environ 25 tr/min moins vite, le PPB environ 25 tr/min plus vite, soit lent, rapide, lent. La page de Noctua ne dit pas pourquoi 2 ventilateurs identiques ne tournent pas exactement à la même vitesse : la slide reprend son exemple, sans l'expliquer. Le conseil de l'étape 3 est une piste tirée de ce principe, pas une consigne de fabricant. Le son du support : 2 notes pures aux fréquences de l'exemple, pas l'enregistrement de 2 ventilateurs. Ces notes sont graves (225 Hz) : sur de petits haut-parleurs, elles passent mal ; à écouter au casque ou sur des enceintes.
Chapitre 2 · régler
Dans quel ordre s'y prendre ?
De ce qui ne coûte rien à ce qui se paie
0 €
1 Les modes silencieux d'usine des interrupteurs déjà là : pompe, carte graphique, alimentation
0 €
2 La carte graphique un limiteur d'images, puis moins de tension
0 €
3 Le processeur un plafond de watts, puis moins de tension
0 €
4 Les courbes de ventilation un plancher plat, des temporisations longues
€
5 Le matériel de grands ventilateurs, un grand radiateur, un boîtier qui respire
À chaque marche : 1 changement , 1 essai , 1 sauvegarde
4 marches gratuites avant le premier achat.
L'ordre de ma propre campagne de réglages, août et septembre 2026
Tu as vu tous les réglages. Reste la question pratique : par où commencer ? Je te propose un ordre : celui de mes réglages, sur une machine déjà montée. Il va de ce qui ne coûte rien à ce qui se paie. Si tu pars de zéro, c'est l'inverse : le matériel se choisit d'abord, avec les critères du chapitre 1.
Première marche : les modes silencieux d'usine. Certains composants ont un interrupteur ou un profil silencieux déjà prévu par le fabricant. Sur ma machine : la pompe, la carte graphique, et l'alimentation, dont l'interrupteur est expliqué au chapitre 1. C'est vite vérifié, et parfois c'est déjà en place : chez moi, les 3 l'étaient.
Marches 2 et 3 : les watts. D'abord la carte graphique, parce que c'est elle qui chauffe le plus en jeu : un limiteur d'images, puis moins de tension. Ensuite le processeur : un plafond de watts, puis moins de tension. Si tu ne joues pas, inverse ces 2 marches : ta fiche te le redira. Et la même règle à chaque marche : 1 changement, 1 essai, 1 sauvegarde. L'essai, c'est la stabilité, le score, et l'écoute.
Quatrième marche, seulement maintenant : les courbes de ventilation. Un plancher plat, des temporisations longues. Pourquoi après les watts ? Parce qu'une machine qui chauffe moins se règle plus bas. Régler les courbes avant, c'est les régler 2 fois.
Et en dernier, le matériel. De grands ventilateurs, un grand radiateur, un boîtier qui respire, une alimentation dont le ventilateur reste à l'arrêt à faible charge. C'est là que ça coûte. Et c'est là que tu sauras ce qu'il te manque vraiment, parce que tu auras déjà fait tout le reste. Pour le choisir : c'est le chapitre 1, le guide d'achat.
4 marches gratuites avant le premier achat. Ma machine était déjà équipée pour le silence dès le montage : chez moi, tout le reste s'est joué sur ces 4 marches.
Sources : l'ordre est celui de ma campagne de réglages (manuel de ma machine, septembre 2026) : étape 1, les modes silencieux d'usine (pompe sur Quiet, carte graphique sur son BIOS Quiet, alimentation en mode hybride ; le manuel note : « Ces trois positions sont déjà les réglages d'usine ») ; étape 2, la carte graphique ; étape 3, le processeur ; étape 4, les courbes de ventilation et les temporisations. Essai de la carte graphique le 31/08/2026, stabilité validée le 05/09/2026 (mes notes de réglage, 05/09/2026). ASUS, fiche de la GeForce RTX 5080 Noctua OC Edition, pour le mode Quiet de la carte : il garde la même puissance cible et les mêmes réglages de performance, avec une courbe de ventilation moins agressive. C'est l'ordre de mes réglages, sur une machine déjà montée : ce n'est pas une règle établie par une étude. Il suit la chaîne du bruit (les watts avant l'air) et le coût (le gratuit avant le payant). Qui part de zéro choisit d'abord son matériel. Chaque marche renvoie aux slides de ce chapitre, et au chapitre 1 pour le matériel : leurs sources s'y trouvent.
Chapitre 2 · la fiche
Qu'est-ce que tu notes sur ta fiche ?
Bloc 2.Ce que je règle, sans rien acheter.
Ce qui te gêne
Un souffle permanent 2 Régler
Un souffle qui monte 2 Régler1 Acheter
Un grésillement aigu 2 Régler1 Acheter
Sur le support en ligne, clique sur ton cas : il s'inscrit sur ta fiche.
Par quoi commencer ?
Je joue
Je calcule
Les 2
Sur le support en ligne, clique sur ton usage.
Que font tes ventilateurs ?
Ils soufflent au repos
Ils font le yoyo
Sur le support en ligne, clique sur ton cas.
Quel bruit te reste-t-il ?
Un souffle au repos
Un ronflement lent
Un grésillement
Sur le support en ligne, clique sur ton cas.
Et si ça ne suffit pas ?
Tout est réglé, le bruit te gêne encore
1 Acheter le guide d'achat
Elle était silencieuse, elle ne l'est plus
3 Entretenir chercher ce qui a changé
Sur le support en ligne, clique sur un chapitre.
Toujours pas satisfait ? Chapitre 1 : le guide d'achat.
Fin du chapitre. Voici ta fiche silence : 3 blocs, 1 par chapitre. Celui-ci, ce sont tes réglages. Prends un papier, ou mets la vidéo en pause.
En premier, note ce qui te gêne : le souffle permanent, le souffle qui monte, ou le grésillement. C'est ce qui te dira sur quel réglage insister. Et ce que tu vises : un bruit constant, sans variation ni sifflement. À niveau égal, c'est celui qui gêne le moins.
Ensuite, les watts. Avant de toucher à quoi que ce soit : tes valeurs de départ, notées. Puis la carte graphique : un limiteur d'images d'abord, puis moins de tension, pour le même score. Si tu joues, c'est par elle que tu commences. Le processeur : un plafond de watts d'abord, c'est le réglage le plus simple, il ne modifie aucun réglage de tension. Puis moins de tension, avec de la patience. Si tu calcules, montage, rendu, c'est par lui que tu commences. Et la méthode, qui vaut pour les 2 : 1 changement, 1 essai, 1 sauvegarde. Si tu règles les 2, ne le fais pas le même jour : le jour où ça plante, tu ne saurais pas lequel corriger.
Puis l'air. Un plancher plat : tant que la machine chauffe peu, une vitesse basse qui ne bouge pas. Et des temporisations longues : le ventilateur ignore les pics de quelques secondes. Fini le yoyo. Les 2 sont gratuits, et dans le BIOS.
Enfin, les bruits à part. La pompe d'un watercooling : dans le mode le plus lent qui tient tes températures. Et les ventilateurs jumeaux : jamais à des vitesses presque égales. Des vitesses décalées.
Tout est réglé. Et si, malgré tes réglages, le bruit te gêne encore ? Alors ce n'est plus une question de réglage : tes composants ne sont peut-être pas faits pour le silence. Dans ce cas, c'est le chapitre 1 : le guide d'achat. Et si ta machine était silencieuse et qu'elle dévie, c'est le chapitre 3. Le support de ces 3 vidéos est en ligne, avec les sons, le diagnostic et toutes les sources : le lien est en description. Si cette vidéo t'a aidé : un pouce, et un commentaire. C'était Mehdiatech, la tech du quotidien.
Sources : celles des 15 slides de ce chapitre. Puget Systems et l'AMCA pour la chaîne du bruit ; Schäffer et al. (2018) et Horvath (2025) pour la variation et le sifflement ; mes mesures du 31/08/2026 pour la carte graphique ; Club386 (2025) et SkatterBencher (2026) pour le processeur ; AMD pour le limiteur d'images ; MSI, SkatterBencher et CoreCycler pour la méthode ; Noctua et ASUS pour la courbe et les temporisations ; Noctua pour la pompe et le battement. Le plafond de puissance (PPT) est, selon SkatterBencher, la puissance totale que le processeur peut tirer avant que sa fréquence cesse de monter : le baisser ne modifie aucun réglage de tension (la tension relevée, elle, suit la charge). Le manuel de ma machine le note de la même façon : « Ce réglage ne touche aucune tension ».
Chapitre 3 · entretenir
Acheter, régler, entretenir : où en es-tu ?
watts ce que la machine consomme tu en demandes plus ?
chaleur à sortir du boîtier la pièce est plus chaude ?
air déplacé par les ventilateurs il passe moins bien ?
bruit ce que tu entends la tour est plus près ?
Elle était silencieuse. Qu'est-ce qui a changé ?
Tu es dans le chapitre 3 d'une série de 3, sur une question : comment construire une config silencieuse ? Ici : ta machine était silencieuse, et elle dévie : elle souffle plus qu'avant. Si tu n'as pas encore acheté, c'est le chapitre 1. Si elle t'a toujours gêné, c'est le chapitre 2. Chaque chapitre se comprend seul, et les flèches disent quand passer de l'un à l'autre.
Le fil des 3 chapitres tient en 1 chaîne, qu'on remonte. Ce que tu entends, c'est de l'air qu'on déplace : des ventilateurs. On déplace de l'air parce qu'il y a de la chaleur à sortir. Et cette chaleur, ce sont les watts que ta machine consomme. Le bruit vient des watts : les ventilateurs ne font que le rendre audible.
Tant que rien ne change dans cette chaîne, le souffle de ta machine ne change pas. Si elle souffle plus qu'avant, un maillon a bougé : tu lui demandes plus de watts, la pièce est plus chaude, l'air passe moins bien, ou la tour est plus près de ton oreille. Dans ce chapitre : trouver lequel.
Sources : celles de la slide « Pourquoi un PC fait-il du bruit ? », qui détaille cette chaîne à l'ouverture du support (vidéo du chapitre 1). Puget Systems, « Gaming PC vs. Space Heater Efficiency », Matt Bach, 21/10/2013 : un PC produit autant de chaleur qu'un radiateur d'appoint de même puissance. AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020 : le bruit d'un ventilateur augmente avec sa vitesse.
Chapitre 3 · entretenir
Pourquoi une machine silencieuse devient-elle bruyante ?
Tu n'as touché à aucun réglage, et elle souffle plus qu'avant
watts ce que la machine consomme
chaleur à sortir du boîtier
air déplacé par les ventilateurs
bruit ce que tu entends
ce que tu lui demandes Des jeux plus lourds plus de watts à l'entrée
ce que tu lui demandes Un nouvel écran plus de pixels à calculer
dans la machine La pâte thermique la chaleur sort moins bien
autour d'elle Une pièce plus chaude la machine part de plus haut
dans la machine La poussière l'air passe moins bien
autour d'elle La tour enfermée l'air passe moins bien
autour d'elle La tour rapprochée le bruit arrive plus fort
au bout de la chaîne silencieuse
Un maillon a changé. Trouve lequel, avant de toucher à un réglage.
Les 3 familles : le classement du support · Il ne couvre que le souffle · Chaque cause a sa slide, avec ses sources
Ta machine était silencieuse. Tu n'as touché à aucun réglage. Et pourtant, elle souffle plus qu'avant. Pourquoi ? Si le bruit a monté au bout de la chaîne, c'est qu'un maillon a changé. Je range les causes en 3 familles : c'est mon classement, et il ne couvre que le souffle. Un grésillement ou un cliquetis nouveau, c'est une autre recherche.
Première famille : dans la machine. La poussière : l'air passe moins bien, les ventilateurs doivent travailler plus. Et la pâte thermique, entre le processeur et son refroidisseur : si elle vieillit, la chaleur sort moins bien.
Deuxième famille : autour d'elle. La tour a changé de place : enfermée, l'air passe moins bien ; rapprochée de ton oreille, elle ne fait pas plus de bruit, mais il t'arrive plus fort. Ou la pièce est plus chaude, l'été ou après un déménagement : la machine part de plus haut.
Troisième famille : ce que tu lui demandes. Des jeux plus lourds, un nouvel écran : c'est souvent plus de watts à l'entrée de la chaîne. Donc plus de chaleur, plus d'air, plus de bruit.
3 familles, et 1 seule question : quel maillon a changé ? Avant de retoucher un réglage, il faut donc trouver lequel. Comment ? Avec une référence : c'est la suite.
Sources : celles des 6 slides qui suivent, 1 par cause : « Où la poussière se loge-t-elle, et quand l'enlever ? », « Faut-il changer sa pâte thermique ? », « Où poser la tour ? », « Une pièce plus chaude fait-elle plus de bruit ? », « Des jeux plus lourds : la machine suit-elle ? », « Un nouvel écran fait-il plus de bruit ? ». La chaîne du bruit est détaillée à l'ouverture du support, slide « Pourquoi un PC fait-il du bruit ? » (vidéo du chapitre 1). Le classement en 3 familles est celui du support : aucune source ne le formule ainsi. Il ne couvre que le souffle des ventilateurs : un grésillement ne vient pas de cette chaîne (slide « D'où vient ce grésillement ? », chapitre 1), et le diagnostic de la fin lui réserve un plan. Un nouvel écran ne coûte des watts que si la carte graphique avait de la réserve : d'où « souvent ».
Chapitre 3 · entretenir
Comment savoir ce qui a changé ?
Une référence, puis le même test
Ma référence
notée après mes réglages
1 test de charge, 10 minutes au moins processeur à fond ; si tu joues, un 2e relevé en jeu
3 températures la pièce, le processeur, la carte graphique
les ventilateurs, le score leur vitesse, le résultat du test
Mes outils : Cinebench 2024, HWiNFO
la pièce
le processeur
en pointillé : ta référence
l'écart processeur moins pièce
À pièce égale, l'écart a monté ou les ventilateurs accélèrent, ou le score baisse la poussière, la tour enfermée, la pâte watts chaleur air bruit
La pièce a chauffé, pas l'écart la pièce : l'été, un déménagement watts chaleur air bruit
Tout est pareil ailleurs : un jeu, un écran, la tour plus près watts chaleur air bruit
Pas de référence ?
1 Tes réglages : toujours en place ?
2 Ce qui se voit : la poussière, la place de la tour
3 Puis note ta référence, pour la prochaine fois
Une référence, puis le même test : l'écart dit où chercher.
Noctua, pour sa pâte thermique : l'écart avec la pièce, à pleine charge · Le test : mon manuel · La référence après réglages et les 3 cas : la lecture du support
Comment savoir ce qui a changé ? Il te faut une référence. Le jour où ta machine est réglée et silencieuse, lance un test de charge : un logiciel qui fait travailler le processeur à fond, et qui donne un score. Toujours le même, 10 minutes au moins : il faut une température stabilisée, pas un pic. Pendant ce test, note 3 températures : la pièce, le processeur, la carte graphique. Plus la vitesse des ventilateurs, et le score.
Mes outils : Cinebench 2024 pour le test, HWiNFO pour les relevés. Pour la pièce, un simple thermomètre. Si tu joues, fais un 2e relevé en jeu, avec le test intégré d'un jeu : c'est là que la carte graphique travaille. Et si tu as suivi le chapitre 2 : tes valeurs de départ datent d'avant tes réglages. Ta référence, elle, se note après.
Ce qui compte, ce n'est pas la température du processeur seule. C'est l'écart : la température du processeur, moins celle de la pièce. Autrement dit, ce que ta machine ajoute à la pièce. En jeu, même calcul avec la carte graphique. C'est le critère que Noctua donne pour savoir s'il faut refaire sa pâte thermique, à pleine charge : je l'étends ici à toute la machine.
Le jour où elle souffle plus : vérifie d'abord que tes réglages sont toujours en place. Puis même test, et tu compares. Premier cas : la pièce est à la même température qu'à ta référence, à 2 degrés près. Et pourtant l'écart a monté, ou les ventilateurs tournent plus vite pour le tenir, ou le score a baissé : un processeur qui atteint sa limite de température ralentit de lui-même. À charge égale, ta machine évacue moins bien sa chaleur. Les suspects : la poussière, la tour enfermée, la pâte thermique.
Deuxième cas : la pièce est plus chaude qu'à ta référence, et l'écart n'a pas monté. Ta machine n'a pas changé : elle part de plus haut, et ses ventilateurs suivent. Et si l'écart a monté aussi ? Refais le test quand la pièce est revenue à la température de ta référence.
Troisième cas : tout est pareil. La pièce, l'écart, les ventilateurs, le score. Ta machine fait le même travail qu'avant, avec le même bruit. Ce qui a changé est ailleurs : un jeu plus lourd, un nouvel écran, ou la tour plus près de ton oreille.
Et si tu n'as pas de référence ? Vérifie d'abord que tes réglages sont toujours en place. Contrôle ensuite ce qui se voit : la poussière, la place de la tour. Puis note ta référence : elle servira la prochaine fois.
Une référence, puis le même test : l'écart dit où chercher. Après chaque contrôle, refais le test : 1 contrôle à la fois. Et après un nouveau réglage, refais ta référence.
Sources : Noctua, questions fréquentes, « When is it necessary to reapply Noctua thermal pastes? » : Noctua y répond à une seule question, quand refaire ses pâtes NT-H1 et NT-H2 ; son critère est une hausse nette de l'écart entre la température du processeur et celle de la pièce, comparé à 100 % de charge ; aucun seuil en degrés n'y est donné, la slide n'en donne donc pas. Étendre ce critère à toute la machine est la lecture du support. Le manuel de ma machine (septembre 2026) : un test de charge du processeur, Cinebench 2024 sur tous les cœurs, de 10 minutes au minimum, pour relever un régime thermique établi et non un pic ; un 2e point de mesure en jeu, avec le test intégré d'un jeu, réglages graphiques figés ; les relevés lus dans HWiNFO : température du processeur et de la carte graphique, vitesse des ventilateurs ; la température de la pièce notée à chaque relevé, à moins de 2 °C de celle du premier ; un relevé n'est retenu que si aucun bridage thermique ni de puissance n'est signalé ; sa propre mesure de départ comme seule référence, plutôt qu'un test publié sur une autre machine. Dans ce manuel, la mesure de départ est prise avant les réglages, sur la machine d'usine : elle sert à chiffrer ce que les réglages rapportent, comme les valeurs de départ du chapitre 2. Noter une référence après les réglages, pour repérer une dérive, est la lecture du support. Le score fait partie des signaux du 1er cas parce qu'un processeur qui atteint sa limite de température réduit sa puissance : c'est le bridage thermique que le manuel fait contrôler, et il attribue d'abord un score trop bas à un mauvais contact du refroidisseur. Puget Systems, « How Ambient Temperatures Affect Your PC », Matt Bach, 15/08/2012 : sur 1 machine, le processeur en charge gagne 0,95 °C par degré de pièce, ce qui laisse son écart à peu près constant quand la pièce chauffe ; la carte graphique gagne 0,56 °C, son écart baisse donc (slide « Une pièce plus chaude fait-elle plus de bruit ? »). D'où le 2e cas : une pièce plus chaude, et un écart qui n'a pas monté. Les 3 cas sont la lecture du support : aucune source ne les formule ainsi. Refaire le test après chaque contrôle reprend la méthode du chapitre 2 : 1 changement, 1 essai. Le thermomètre pour la pièce est un conseil du support : le manuel ne nomme pas l'instrument. Le dessin est un schéma : ses niveaux ne sont pas des mesures.
Chapitre 3 · entretenir
Où la poussière se loge-t-elle, et quand l'enlever ?
watts chaleur air bruit
Dans la machine : une tour en coupe
les filtres
les pales
le radiateur
la carte graphique
La tour Propre Empoussiérée
moins d'air : les ventilateurs forcent
Après nettoyage
-11 °C processeur
-4 °C carte graphique
1 relevé : 1 machine, zone très poussiéreuse, pièce non relevée
Quand l'enlever ?
tous les 3 à 6 mois la règle générale d'un fabricant
tous les 2 à 3 mois par exemple : animaux, tabac, poussière
toutes les 3 à 4 semaines mon habitude, tour posée au sol
Avant machine éteinte, alimentation sur arrêt · tiens les pales
4 endroits à dépoussiérer. Ton rythme dépend de ta pièce.
Corsair · Noctua · Tech4Gamers, novembre 2024 : 1 relevé, aucun bruit mesuré · Mes notes de réglage · Les 4 endroits : le choix du support · Le dessin est un schéma
Première famille, dans la machine. Cause 1 : la poussière. Voilà une tour en coupe. L'air entre par la façade, traverse la machine, et ressort en haut, par le radiateur du watercooling. Avec un ventirad, ce sont ses ailettes. Tant que rien ne le freine, les ventilateurs tournent lentement.
Avec le temps, la poussière se dépose là où l'air passe. J'en retiens 4 endroits. Les filtres, à l'entrée. Les pales des ventilateurs. Les ailettes du radiateur. Et la carte graphique, sur son propre dissipateur : de l'extérieur, sans la démonter.
Là où elle se dépose, l'air passe moins bien. Corsair le décrit ainsi : les ventilateurs doivent travailler plus, et ils font plus de bruit.
De combien ? Je n'ai trouvé qu'1 relevé lisible. Un testeur a nettoyé sa machine après 6 mois dans une zone qu'il dit très poussiéreuse. En jeu : 11 degrés de moins sur le processeur, 4 de moins sur la carte graphique. C'est 1 machine, il ne donne pas la température de la pièce, et il n'a mesuré aucun bruit. Retiens le sens, pas le chiffre.
Quand l'enlever ? Corsair donne une règle générale : tous les 3 à 6 mois. Et tous les 2 à 3 mois si ta pièce est poussiéreuse, si tu as des animaux, ou si on fume à l'intérieur. Moi, c'est toutes les 3 à 4 semaines : ma tour est posée au sol.
4 endroits à dépoussiérer, et un rythme qui dépend de ta pièce. Avant d'y toucher : machine éteinte, interrupteur de l'alimentation sur arrêt. Et quand tu souffles sur un ventilateur, tiens ses pales. Les gestes, pas à pas, ce sera un tutoriel à part, à venir sur Mehdiatech.
Sources : Corsair, « How to clean your PC, and how often you should do it » (page sans date) : la poussière gêne le passage de l'air, les ventilateurs travaillent plus et font plus de bruit ; nettoyer les filtres d'abord, puis les ventilateurs, les dissipateurs et les aérations ; en règle générale tous les 3 à 6 mois, tous les 2 à 3 mois dans un endroit poussiéreux, avec des animaux ou si l'on fume à l'intérieur ; avant de commencer, machine éteinte et interrupteur de l'alimentation sur arrêt ; tenir le ventilateur pendant qu'on souffle dessus. Noctua, questions fréquentes, « Do I need to perform maintenance on my AIO? » : pour son watercooling NL-LC1, enlever de temps en temps la poussière des ventilateurs et des ailettes du radiateur, parce qu'elle peut réduire l'efficacité du refroidissement ; tenir l'hélice pendant qu'on souffle, pour ne pas abîmer son roulement. Les 4 endroits sont le choix du support, parmi ceux que citent ces 2 pages : les filtres, les ventilateurs, les dissipateurs, les ailettes du radiateur, et la carte graphique, que Corsair nomme parmi les composants où la poussière se dépose. La placer sur le dissipateur de la carte est une précision du support. Ne pas démonter la carte graphique est une précaution du support : les gestes relèvent du tutoriel. Tech4Gamers, « I Cleaned My PC After Six Months - Here's The Thermal Difference », Abde Manaf, 04/11/2024 : 1 machine (Ryzen 5 3600, RTX 3060) nettoyée après 6 mois dans une zone que l'auteur dit très poussiéreuse ; en moyenne dans quelques jeux en 1080p, processeur 11 °C plus frais et carte graphique 4 °C plus fraîche ; la pâte thermique n'est pas changée ; ni la température de la pièce, ni la liste des jeux, ni l'outil de mesure ne sont donnés, et aucun bruit n'est mesuré. C'est 1 relevé, pas un essai contrôlé. Un essai en soufflerie existe, d'après son titre, chez GamersNexus (« Dusty PC vs. Clean PC Wind Tunnel & Thermal Benchmark: Years of Dust », juin 2020) : c'est une vidéo, qui n'a pas pu être lue. Mes notes de réglage (29/09/2026) : tour au sol, nettoyage toutes les 3 à 4 semaines. Le tutoriel « Comment et pourquoi entretenir son PC ? » est à venir. Le dessin est un schéma : l'endroit des dépôts et la vitesse des hélices sont une illustration ; la tour s'y nettoie quand l'oral cite le relevé.
Chapitre 3 · entretenir
Faut-il changer sa pâte thermique ?
watts chaleur air bruit
Dans la machine : le contact entre le processeur et son refroidisseur, très agrandi
air air air air
le refroidisseur
le processeur
la pâte
La pâte Neuve Sèche
si elle sèche, de l'air peut revenirl'air conduit mal la chaleur
3 pages de fabricants, 3 réponses
jusqu'à 5 ans Noctua : durée d'usage annoncée
à envisager après 2 à 3 ans Corsair, une page
en général, de très nombreuses années Corsair, une autre page
Pas de date commune
Leur point commun : le signal
des températures qui montent
Noctua : l'écart avec la pièce, à pleine charge
Aucune des 3 pages ne donne de seuil en degrés
Comme ta référence on n'y touche pas
Nettement plus haut la poussière, la tour, puis la pâte
la pâte en dernier : c'est le contrôle le plus long
La pâte se change sur un écart qui a monté, pas sur un calendrier.
Noctua · Corsair, 2 pages · La coupe est un schéma · La phrase à retenir : la lecture du support
Dans la machine, cause 2 : la pâte thermique. Entre le processeur et son refroidisseur, les 2 surfaces ne sont jamais parfaitement lisses. Vu de très près, il reste des creux. La pâte les comble, et la chaleur passe.
Pourquoi s'en inquiéter ? Parce qu'elle n'est pas éternelle : d'après Corsair, elle peut sécher ou se dégrader, surtout au chaud. Si elle ne comble plus les creux, de l'air peut y revenir : c'est ma déduction. Et l'air conduit mal la chaleur : elle sort moins bien du processeur.
Alors, on la change tous les combien ? J'ai lu 3 pages de fabricants : 3 réponses. Noctua annonce pour ses pâtes jusqu'à 5 ans d'usage, et s'attend à plus. Une page de Corsair conseille d'y penser après 2 à 3 ans. Une autre page de Corsair dit qu'elle tient en général de très nombreuses années. Pas de date commune.
Mais ces 3 pages ont un point commun : le signal. Des températures qui montent. Noctua précise lequel regarder : l'écart avec la pièce, à pleine charge. Aucune ne donne de seuil en degrés : c'est là que ta référence sert.
Donc : même test, et tu compares à ta référence. Pareil : tu n'y touches pas. Nettement plus haut, pour moi plus que la différence entre 2 tests faits le même jour : contrôle d'abord la poussière, puis la place de la tour. La pâte vient en dernier, parce que c'est le contrôle le plus long : il faut démonter le refroidisseur. Je ne parle ici que du processeur.
Ma lecture de ces 3 pages : la pâte se change sur un écart qui a monté, pas sur un calendrier. Et si tu démontes ton refroidisseur pour une autre raison, tu la refais : les 2 pages de Corsair le disent.
Sources : Noctua, questions fréquentes, « When is it necessary to reapply Noctua thermal pastes? » : durée d'usage annoncée des pâtes NT-H1 et NT-H2 sur le processeur, jusqu'à 5 ans ; Noctua s'attend à de bons résultats bien plus longtemps et conseille seulement de surveiller les températures passé ce cap ; sans hausse nette de l'écart entre le processeur et la pièce, comparé à 100 % de charge, inutile de remplacer la pâte. Corsair, glossaire, « What is Thermal Paste? » (page sans date) : la pâte comble les creux microscopiques entre la puce et le refroidisseur, où l'air, mauvais conducteur, resterait piégé ; elle peut sécher ou se dégrader, surtout au chaud ; à envisager de refaire si le refroidisseur est démonté, si les températures montent sans raison, ou si la dernière pose a plus de 2 à 3 ans. Corsair, « How often should I change my thermal paste? » (page sans date) : la pâte tient en général de très nombreuses années ; à refaire si les températures du processeur sont plus hautes que la normale, ou après avoir démonté le refroidisseur. Aucune de ces 3 pages ne donne de seuil en degrés. Les fabricants parlent de leurs propres produits : ce sont des valeurs annoncées. La règle affichée et l'ordre des contrôles (la poussière, la tour, puis la pâte) sont la lecture du support : aucune de ces pages ne les formule ainsi. « Nettement » n'est chiffré par aucune de ces pages : le repère donné à l'oral, plus que la différence entre 2 tests faits le même jour, est lui aussi la lecture du support. Que l'air revienne dans les creux quand la pâte sèche est une déduction de la page de Corsair, pas une mesure. La slide ne traite que la pâte du processeur : celle de la carte graphique n'est pas abordée. La coupe est un schéma : l'épaisseur de la pâte, les creux et les flèches sont une illustration.
Chapitre 3 · entretenir
Où poser la tour ?
watts chaleur air bruit
Autour d'elle : sans obstacle, le bruit s'affaiblit avec la distance
0 dB à 0,5 m de la tour le repère
Distance entre la tour et l'oreille 0,5 m
Dans une pièce les murs renvoient une partie du son : le gain réel est plus faible
Loin, mais jamais enfermée
Au moins 10 cm libres devant chaque aération
Ni meuble fermé, ni tapis la tour doit respirer
Ma tour au sol, sous le bureau, sur une planche à roulettes
Loin de l'oreille. Jamais enfermée.
Bruxelles Environnement : -6 dB quand la distance double, sans obstacle · Dell · Dans une pièce : une déduction
Écouter Son allumé S
Deuxième famille, autour de la machine. Cause 1 : la place de la tour. Plus près de ton oreille, ou enfermée, et le bruit change, sans toucher à un seul réglage. Un son s'affaiblit avec la distance. Voilà une tour, et ton oreille à 50 centimètres. C'est notre repère.
Je recule à 1 mètre. La distance a doublé : 6 décibels de moins. La règle vaut pour une source petite par rapport à la distance, et sans obstacle. À 50 centimètres, une tour n'est pas petite : prends ces 6 décibels comme un ordre de grandeur. Et 6 décibels de moins, ça s'entend nettement : l'échelle des décibels est au chapitre 1.
À 2 mètres, encore 6 décibels : 12 de moins qu'au départ, plus de 2 fois moins fort à l'oreille. Sur le papier. Parce que cette règle ne compte que la distance. Dans une pièce, les murs renvoient une partie du son : j'en déduis que le gain réel est plus faible. Mais le sens reste : plus loin, moins fort. Et rapprochée, elle ne fait pas plus de bruit, mais il t'arrive plus fort.
Attention à l'excès inverse : l'enfermer. Là, c'est l'air qui passe moins bien. Dell le demande pour ses ordinateurs : au moins 10 centimètres libres devant chaque aération, pas de meuble fermé, pas de tapis ni de moquette dessous. Ma tour est au sol, sous le bureau, sur une planche à roulettes : je la sors pour la dépoussiérer.
Loin de l'oreille, mais jamais enfermée. Sur le support en ligne, bouge le curseur, son allumé : le lien est en description.
Sources : Bruxelles Environnement, vademecum du bruit routier urbain, volume I, page 33 : pour une source petite par rapport à l'éloignement de celui qui écoute, le niveau baisse de 6 dB à chaque doublement de la distance ; ce calcul ignore les obstacles et le sol ; un mur réfléchit une part du son vers la source. Une tour n'est pas petite par rapport à 50 centimètres : près d'elle, la règle donne un ordre de grandeur. Que le gain soit plus faible dans une pièce est une déduction de ce document, pas une mesure. Dell, « Dell Desktop Care - Maintenance, Cleaning, and Ergonomics », article 000184427, modifié le 09/05/2026 : Dell demande 10,2 cm de dégagement (4 pouces, arrondis à 10 cm à l'écran et à l'oral) devant chaque face aérée, proscrit le meuble fermé et les surfaces textiles (lit, canapé, moquette, tapis), et n'admet un caisson que ventilé en entrée et en sortie. Ces consignes sont écrites pour ses propres ordinateurs : elles sont reprises ici comme la consigne d'un constructeur. Ma machine (mes notes de réglage, 29/09/2026) : tour au sol sous le plateau du bureau, sur une planche à roulettes ; la distance à mon oreille n'est pas mesurée. La poussière a sa slide : « Où la poussière se loge-t-elle, et quand l'enlever ? ». Calcul : -20 × log10 du rapport des distances, soit -6 dB à 1 m et -12 dB à 2 m par rapport à 0,5 m. Ce que l'oreille en perçoit suit l'échelle de Bruitparif (slide « Que valent 3 décibels de moins ? », chapitre 1) : légèrement à partir de 3 dB, nettement à partir de 5 dB, 2 fois moins fort à 10 dB ; sous 3 dB d'écart, la slide ne qualifie rien. Le son du support suit ce calcul en champ libre.
Chapitre 3 · entretenir
Une pièce plus chaude fait-elle plus de bruit ?
watts chaleur air bruit
Autour d'elle : un essai publié, la même machine dans une pièce qu'on chauffe
23 °C dans la pièce
2 chauffages d'appoint
La température de la pièce 23 °C
Le processeur, en charge
Son ventilateur
+0 °C sur le processeur
+0 tr/min son ventilateur ça s'entend, d'après l'auteur
dans la pièce
environ 200 tr/min de plus
2 Régler moins de watts : un plafond de watts, un limiteur d'images
1 degré dans la pièce, presque 1 sur le processeur : les ventilateurs suivent.
Puget Systems, août 2012 : 1 machine, pièce chauffée de 23 à 45 °C, aucun bruit mesuré · Les 2 gains : un calcul, la pente publiée × les degrés en plus
Autour de la machine, cause 2 : la pièce. L'été, un déménagement, un chauffage près du bureau. Un essai publié en 2012 a mesuré ce que ça change aux températures et à la vitesse d'un ventilateur, sur 1 machine : dans une pièce fermée, 2 chauffages d'appoint font monter l'air de 23 à 45 degrés. Processeur et carte graphique en pleine charge. On part de 23 degrés : c'est le repère.
La pièce monte à 30 degrés : 7 de plus. De cet essai, je retiens 2 pentes : 0,95 degré de processeur par degré de pièce, et une trentaine de tours par minute pour son ventilateur. Je les applique : presque 7 degrés de plus sur le processeur, et plus de 200 tours par minute. Et 200 tours de plus, d'après l'auteur, ça s'entend.
À 39 degrés dans la pièce, l'essai le relève : le ventilateur du processeur est à fond. Par le calcul, il a gagné près de 500 tours par minute.
Au-delà, et l'essai monte jusqu'à 45 degrés, il ne peut plus suivre : le processeur continue de chauffer. Que faire ? Tu ne régleras pas la météo. Mais tu peux demander moins de watts à ta machine. Un plafond de watts : tu fixes le maximum que le processeur a le droit de consommer. Un limiteur d'images : tu fixes un maximum d'images par seconde à la carte graphique. Ces 2 réglages sont au chapitre 2.
1 degré dans la pièce, presque 1 sur le processeur : les ventilateurs suivent. Ta machine n'a pas changé : elle part de plus haut. À savoir sur cet essai : 1 machine, de 2012, et aucun bruit mesuré.
Sources : Puget Systems, « How Ambient Temperatures Affect Your PC », Matt Bach, 15/08/2012 : 1 machine (Core i7-3770K, GeForce GTX 670, boîtier Antec P183 V3, ventirad Gelid Tranquillo Rev2) dans une pièce fermée, chauffée de 23 à 45 °C par 2 chauffages d'appoint de 1 500 W ; en charge (Prime95 et Furmark), le processeur gagne en moyenne 0,95 °C par degré de pièce et la carte graphique 0,56 ; le ventilateur du processeur gagne 30,7 tr/min par degré, et atteint sa vitesse maximale, un peu plus de 1 500 tr/min, quand la pièce est à 39 °C ; au repos, le processeur gagne 1,05 °C par degré et son ventilateur 13,3 tr/min. L'auteur écrit qu'environ 200 tr/min de plus s'entendent : c'est son expérience, donnée en introduction, et l'essai ne mesure aucun niveau sonore ; le trait des 200 tr/min de la slide n'est donc pas un seuil mesuré. Les températures absolues de l'essai sont publiées en images : elles ne sont pas reprises. Les 2 gains affichés en grand sont des calculs, pas des relevés : la pente publiée multipliée par les degrés de pièce en plus, soit +7 °C et +215 tr/min à 30 °C, +15 °C et +491 tr/min à 39 °C, +21 °C à 45 °C ; la pente du ventilateur ne vaut que jusqu'à 39 °C, celle du processeur de 23 à 45 °C. C'est 1 essai, sur 1 machine de 2012 : un autre refroidissement et une autre courbe de ventilation donneront d'autres pentes. Le plafond de watts et le limiteur d'images sont expliqués au chapitre 2 (slides « Et sur le processeur ? » et « Qu'est-ce que ça donne sur une carte graphique ? »). Le dessin de la pièce est un schéma.
Chapitre 3 · entretenir
Des jeux plus lourds : la machine suit-elle ?
watts chaleur air bruit
Ce que tu lui demandes : la même carte graphique, ses watts mesurés en 4K
5 jeux sans limite, la même carte :
Limiter à 50 images par seconde
Calcul : environ sur le même refroidissement
2 Régler un limiteur d'images : 0 €, moins d'images
1 Acheter si la carte ne suffit plus
Un jeu plus lourd prend la réserve de ta carte : plus de watts, plus de bruit.
ComputerBase, mai 2025 : GeForce RTX 5080, en 3 840 × 2 160 · Le jeu limité tient lieu de jeu léger : lecture du support · Calcul : 50 × log10 du rapport des watts
Troisième famille, ce que tu lui demandes. Cause 1 : tes jeux. Prends une carte graphique : une RTX 5080, la puce de la mienne. Un banc d'essai l'a mesurée dans un jeu, en 4K, avec les images limitées à 50 par seconde : 204 watts. Ce banc ne mesure aucun jeu léger : ce jeu limité en tient lieu, c'est ma lecture. Il demande moins à la carte : elle a de la réserve.
Même jeu, même définition, mais sans limite : la carte calcule autant d'images qu'elle peut. 315 watts. 111 de plus, pour le même jeu.
Et d'un jeu à l'autre ? Sur ce banc, 5 jeux, tous sans limite : de 280 à 345 watts. Sur cette carte, le jeu que tu lances décide donc des watts. Sur les Radeon du même banc, ils changent à peine. Un jeu plus lourd, ou un jeu qui laisse filer les images : ta carte n'a plus de réserve.
Sur le même refroidissement, et pour le même écart de température, passer de 204 à 315 watts, c'est 1,5 fois plus d'air à déplacer. Donc des ventilateurs 1,5 fois plus rapides : environ 9 décibels de plus, presque 2 fois plus fort à l'oreille. C'est la loi de la vitesse, au chapitre 1. C'est un calcul, pas une mesure : il donne l'ordre de grandeur. Le remède : un limiteur d'images. Il ne coûte rien, sauf des images : c'est au chapitre 2. Et si la carte ne suffit plus pour ce à quoi tu veux jouer, c'est le chapitre 1.
Un jeu plus lourd prend la réserve de ta carte : plus de watts, plus de bruit. Ta machine n'a pas vieilli : tu lui demandes plus. Et si tu ne joues pas, j'en déduis la même logique pour un logiciel plus lourd.
Sources : ComputerBase, « GPU-Stromverbrauch 2025: Neue Messungen zur Leistungsaufnahme von Grafikkarten », Wolfgang Andermahr, 27/05/2025 : consommation de la GeForce RTX 5080 en 3 840 × 2 160, en définition native, jeu par jeu : Star Wars Outlaws 345 W, The Last of Us Part II 315 W, Kingdom Come Deliverance 2 302 W, Avowed 292 W, Doom: The Dark Ages 280 W, soit 307 W en moyenne ; The Last of Us Part II limité à 50 images par seconde : 204 W, soit 111 W de moins que sans limite. Ces chiffres ont été relevés dans la page elle-même, diagramme par diagramme, et la moyenne recalculée (306,8). L'article ne mesure aucun jeu léger : le jeu limité en tient lieu ici, et c'est une lecture du support. Les 5 jeux sont tous mesurés sans limite : leurs 280 à 345 W n'opposent pas un jeu lourd à un jeu léger. Sur les Radeon du même banc, les watts changent à peine d'un jeu à l'autre : dire que le jeu décide des watts ne vaut donc que pour cette carte. Calcul : à écart de température égal, le débit d'air nécessaire est proportionnel aux watts (Engineering ToolBox, « Cooling and Heating Equations ») ; à ventilateurs identiques, le débit suit la vitesse, et le bruit varie de 50 × log10 du rapport des vitesses (AMCA, « Basics of Fan Noise », 2020) : 315 ÷ 204 = 1,54, soit +9,4 dB. Ce calcul garde le même écart de température entre l'air qui entre et l'air qui sort, et suppose que tout le refroidissement accélère dans la même proportion : c'est un ordre de grandeur, pas une mesure de bruit. Presque 2 fois plus fort à l'oreille : c'est l'échelle de Bruitparif, où 10 dB donnent l'impression d'un bruit 2 fois plus fort (slide « Que valent 3 décibels de moins ? », chapitre 1). La loi est démontrée slide « Pourquoi la vitesse coûte-t-elle si cher ? », chapitre 1. Ma carte est une RTX 5080 d'ASUS, modèle Noctua OC : le modèle mesuré par le banc n'a pas été relevé dans la page, rien ne dit que c'est le même. Étendre cette logique à un logiciel plus lourd est une déduction : aucune de ces sources ne le mesure. La vitesse de l'hélice à l'écran est une illustration.
Chapitre 3 · entretenir
Un nouvel écran fait-il plus de bruit ?
watts chaleur air bruit
Ce que tu lui demandes : la même carte graphique, 3 définitions d'écran
1080p
1440p
4K
plus de pixels. Et les watts ?
Elle était à fond Elle avait de la réserve
RTX 4080, 5 jeux, 1080p à 4K : chiffres de NVIDIA
RTX 5080, 5 jeux sans limite, de 1440p à 4K
Un écran plus rapide ? plus d'images, plus de watts : une déduction
Plus de pixels : plus de watts, si ta carte avait de la réserve.
ComputerBase, juillet 2023 : GeForce RTX 4080, et mai 2025 : RTX 5080 · NVIDIA, novembre 2022 · Les 2 cas : la lecture du support, sur 1 carte
Ce que tu lui demandes, cause 2, la dernière : un nouvel écran. Tu passes d'un écran 1080p à un écran 4K : 4 fois plus de pixels à calculer, à chaque image. Est-ce que ta carte graphique consomme plus, chauffe plus, souffle plus ? Ça dépend de ce qu'elle faisait avant.
Premier cas : elle était déjà à fond. Un banc d'essai a mesuré une RTX 4080 dans un jeu, sans limite d'images : 320 watts en 1080p, 320 en 1440p, 320 en 4K. Les mêmes watts. J'en déduis qu'elle donnait déjà tout : en 4K, moins d'images par seconde, pour la même dépense. Et d'après la chaîne, pas plus de bruit. C'est 1 carte, dans 1 jeu.
Deuxième cas : elle avait de la réserve. La même carte, dans un autre jeu, limitée à 144 images par seconde : 102 watts en 1080p, 153 en 1440p, 254 en 4K. 2,5 fois plus. Tu es dans ce 2e cas dès que ta carte n'était pas à fond : images limitées, par un limiteur ou par ton écran, ou carte retenue par ton processeur.
Le fabricant de cette puce va dans le même sens, sur 5 jeux et avec d'autres réglages : de 63 à 149 watts de plus en 4K qu'en 1080p. Et même sans limite, ça peut monter : sur la RTX 5080, le banc de la slide précédente relève 276 watts en 1440p et 307 en 4K, soit 11 % de plus. Et un écran plus rapide ? Les mesures avec limite le suggèrent : les watts suivent le nombre d'images. Plus d'images, plus de watts : c'est une déduction, pas une mesure.
Plus de pixels : plus de watts, si ta carte avait de la réserve. Le remède : une limite d'images plus basse. Le limiteur est au chapitre 2. Et si la carte ne suffit plus, c'est le chapitre 1.
Sources : ComputerBase, « Grafikkarten-Stromverbrauch: Leistungsaufnahme und Spitzenlast in Spielen neu ermittelt », Wolfgang Andermahr, 28/07/2023 : GeForce RTX 4080 (modèle de référence), consommation en 1 920 × 1 080, 2 560 × 1 440 et 3 840 × 2 160 : sans limite d'images, dans Metro Exodus, 320, 320 et 320 W ; limitée à 144 images par seconde, dans Doom Eternal, 102, 153 et 254 W, soit +152 W de 1080p à 4K, 2,5 fois plus. Sur le même banc, une carte plus puissante garde de la réserve même sans limite : RTX 4090, 351, 411 et 439 W. NVIDIA, « A Deeper Look at Power Consumption: GeForce RTX 4080 Power Is About More Than TGP », Andrew Burnes, 15/11/2022 : RTX 4080 dans 5 jeux, ray tracing et DLSS activés quand le jeu les propose, en 1080p puis en 4K : Control 212 et 297 W, Cyberpunk 2077 224 et 287 W, Forza Horizon 5 172 et 238 W, Guardians of the Galaxy 117 et 266 W, Metro Exodus 205 et 295 W, soit de 63 à 149 W de plus ; ce sont les chiffres d'un fabricant sur sa propre puce ; NVIDIA y explique qu'une carte limitée par le processeur, ou peu chargée, consomme bien moins que son maximum, sans parler de limiteur d'images. ComputerBase, « GPU-Stromverbrauch 2025: Neue Messungen zur Leistungsaufnahme von Grafikkarten », 27/05/2025 : GeForce RTX 5080, moyenne de 5 jeux sans limite, 276 W en 2 560 × 1 440 et 307 W en 3 840 × 2 160, soit +11 %. Le classement en 2 cas est la lecture du support : aucune de ces sources ne le formule, et ComputerBase n'explique pas pourquoi une carte garde les mêmes watts. Le 1er cas ne repose que sur 1 carte dans 1 jeu : la RTX 4090 du même banc et la RTX 5080 de 2025 gagnent des watts sans aucune limite. Que la carte calcule moins d'images en 4K pour la même dépense est une déduction : l'article ne donne pas les images par seconde. Les 2 bancs ne sont pas comparables entre eux : la même RTX 4080 dans Metro Exodus en 1080p donne 320 W chez ComputerBase et 205 W chez NVIDIA, avec d'autres réglages ; les chiffres de NVIDIA vont dans le sens du 2e cas, ils ne confirment pas le 1er. Aucune de ces sources ne mesure le bruit : le lien passe par la chaîne, plus de watts, plus de chaleur à sortir. L'effet d'un écran plus rapide n'est pas mesuré ici : c'est une déduction des mesures avec limite. Les pixels : 1 920 × 1 080 = 2,1 millions, 2 560 × 1 440 = 3,7 millions, 3 840 × 2 160 = 8,3 millions, soit 4 fois le premier.
Chapitre 3 · la fiche
Qu'est-ce que tu notes sur ta fiche ?
Bloc 3.Ce que je surveille dans le temps.
Qu'est-ce qui a changé ?
La poussière
La pâte
La tour
La pièce
Mes jeux
Mon écran
Sur le support en ligne, clique sur ce qui a changé.
Et si elle souffle quand même ?
Tout est remis en place, elle souffle encore
2 Régler 0 €, sans rien acheter
Tes composants ne suffisent plus
1 Acheter le guide d'achat
Sur le support en ligne, clique sur un chapitre.
Elle dévie ? Cherche ce qui a changé.
Fin du chapitre. Voici ta fiche silence : 3 blocs, 1 par chapitre. Celui-ci, c'est ce que tu surveilles dans le temps.
D'abord, ta référence : la pièce, tes températures, tes ventilateurs, ton score, notés le jour où la machine est réglée. Et le jour où elle souffle plus : le même test. L'écart dit où chercher. Après un nouveau réglage, tu refais ta référence.
Ensuite, dans la machine. La poussière d'abord, machine éteinte : les filtres, les pales, le radiateur, la carte graphique. Note ton rythme.
Puis autour d'elle. La tour : loin de ton oreille, jamais enfermée. Et la pièce : si elle est plus chaude, ta machine part de plus haut. Là, tu peux lui demander moins de watts. La pâte thermique ne vient qu'après la tour, et seulement si l'écart reste haut : c'est le contrôle le plus long.
Enfin, ce que tu lui demandes : tes jeux, ton écran. Un limiteur d'images rend de la réserve à ta carte graphique.
Et si elle souffle quand même ? Tout est remis en place, et elle souffle encore : on règle de nouveau, c'est le chapitre 2. Si tes composants ne suffisent plus pour ce que tu leur demandes, c'est le chapitre 1 : le guide d'achat. Et ce chapitre en 1 phrase : elle dévie ? Cherche ce qui a changé.
Sources : celles des 8 slides de ce chapitre. Noctua et le manuel de ma machine pour la référence ; Corsair, Noctua et Tech4Gamers (2024) pour la poussière ; Noctua et Corsair pour la pâte thermique ; Bruxelles Environnement et Dell pour la tour ; Puget Systems (2012) pour la pièce ; ComputerBase (2023 et 2025) et NVIDIA (2022) pour les jeux et l'écran. Le plafond de watts et le limiteur d'images sont expliqués au chapitre 2. L'ordre des contrôles (la poussière, la tour, puis la pâte) est celui de la slide « Faut-il changer sa pâte thermique ? ».
Pour finir
Quelles erreurs éviter ?
1 Acheter2 Régler3 Entretenir
1
De petits ventilateurs rapides Calcul, à débit égal : 120 mm = 140 mm + 5,4 dB.
Grand et lent.
1
Garder un composant qui grésille Ce bruit ne s'élimine pas complètement.
L'écouter dès l'achat.
2
Traiter le mauvais bruit Une courbe ne calme pas un grésillement.
D'abord nommer ce qui te gêne.
2
Ne regarder que les décibels À niveau égal, un bruit qui varie gêne plus.
Bas, grave et constant.
2
Les ventilateurs avant les watts Tu évacues une chaleur que tu pouvais éviter.
D'abord chauffer moins.
2
Recopier les valeurs d'un autre La marge d'une autre puce n'est pas la tienne.
La méthode se copie. Les valeurs, jamais.
2
Changer 3 réglages d'un coup Ça plante : lequel est en cause ?
1 changement, 1 essai, 1 sauvegarde.
2
Une courbe qui suit chaque degré Un pic de 2 à 3 secondes, et tout s'emballe.
Un plancher plat, des temporisations.
3
Retoucher un réglage au hasard Tu ne sais pas quel maillon a changé.
Ta référence, puis le même test.
3
Enfermer la tour L'air dont elle a besoin passe mal.
Loin de l'oreille, jamais enfermée.
3
Accuser la pâte en premier C'est le contrôle le plus long.
La poussière, la tour, puis la pâte.
3
Oublier ce que tu lui demandes Un jeu plus lourd, un écran : souvent plus de watts.
Un limiteur d'images, d'abord.
12 erreurs. Ta fiche t'aide à les éviter.
Chaque erreur reprend une slide du support : sa source y est.
Pour finir, 12 erreurs à éviter. Je les ai rangées par chapitre : 2 à l'achat, 6 au réglage, 4 à l'entretien. Sur chacune, ce qu'elle coûte.
À l'achat, 2 erreurs. De petits ventilateurs rapides : à débit égal, le calcul donne 5,4 décibels de plus pour un 120 millimètres que pour un 140. La parade : grand et lent. Et garder un composant qui grésille : écoute-le dès l'achat, tant que tu peux encore le renvoyer.
Au réglage, 6 erreurs. Traiter le mauvais bruit : nomme d'abord ce qui te gêne. Ne regarder que les décibels : vise un bruit bas, grave et constant. Régler les ventilateurs avant les watts : chauffe moins d'abord. Recopier les valeurs de tension d'un autre : la méthode se copie, les valeurs jamais. Changer 3 réglages d'un coup : 1 changement, 1 essai, 1 sauvegarde. Et une courbe de ventilation qui suit chaque degré : une vitesse basse et fixe, puis des temporisations longues.
À l'entretien, 4 erreurs. Retoucher un réglage au hasard : d'abord ta référence, puis le même test. Enfermer la tour : loin de ton oreille, mais jamais enfermée. Accuser la pâte thermique en premier : la poussière et la place de la tour passent avant. Et oublier ce que tu lui demandes : un jeu plus lourd, un nouvel écran, c'est souvent plus de watts. Un limiteur d'images d'abord.
12 erreurs. Ta fiche, une fois remplie, t'aide à les éviter.
Sources : chaque erreur reprend une slide du support, où se trouve sa source. Dans l'ordre : « Grand ou petit ventilateur ? » (calcul tiré des lois de l'AMCA : -5,4 dB en 140 mm contre 120 mm, à débit égal) ; « D'où vient ce grésillement ? » (ASUS, FAQ 1050014 : ce bruit ne peut pas être éliminé complètement) ; « Qu'est-ce qui te gêne, exactement ? » ; « À niveau égal, quel bruit gêne le moins ? » (Schäffer et al., 2018) ; l'ouverture du chapitre 2 et « Dans quel ordre s'y prendre ? » (les watts avant les courbes) ; « Jusqu'où descendre sans planter ? » (MSI, mai 2026 : chaque processeur a sa qualité de silicium), 2 fois ; « Comment régler une courbe de ventilation ? » et « Pourquoi mes ventilateurs font-ils le yoyo ? » (le plancher, puis les temporisations) ; « Comment savoir ce qui a changé ? » (Noctua, pour sa pâte thermique : comparer l'écart avec la pièce, à pleine charge) ; « Où poser la tour ? » (Dell : l'air nécessaire à la ventilation) ; « Faut-il changer sa pâte thermique ? » (l'ordre des contrôles est la lecture du support) ; « Des jeux plus lourds : la machine suit-elle ? » et « Un nouvel écran fait-il plus de bruit ? » (ComputerBase, 2023 et 2025 ; lecture du support : un nouvel écran ne coûte des watts que si la carte avait de la réserve, d'où « souvent »). Aux étapes 1 à 3, les tuiles des 2 autres chapitres s'estompent : l'écran ne montre que celles dont parle l'oral.
Pour finir
Et toi, par quoi commencer ?
Ce qui te gêne
Un souffle permanent Un souffle qui monte Un grésillement aigu
Ta situation
Je règle, sans rien acheter J'achète du matériel Elle était silencieuse avant
Ton plan
2 réponses, et il s'affiche ici
1
2
3
2 réponses : ton plan en 3 actions.
Les actions viennent des 3 chapitres : leurs sources y sont.
Et toi, par quoi commencer ? 2 questions suffisent. La première : ce qui te gêne. La deuxième : ta situation. Tu règles sans rien acheter, tu achètes du matériel, ou elle était silencieuse avant.
Premier exemple : un souffle qui monte dès que la machine travaille, et tu ne veux rien acheter. Ton plan : la carte graphique d'abord, un limiteur d'images puis moins de tension. Ensuite le processeur, avec un plafond de watts. Et une courbe à plancher plat, avec des temporisations longues. 3 actions, 0 euro.
Deuxième exemple : un souffle permanent, même au repos, et tu es prêt à acheter. Ton plan : d'abord les réglages gratuits, un plancher de courbe plus bas. Ensuite de grands ventilateurs à 4 broches, avec un régime minimal bas. Et une alimentation semi-passive, avec de la marge de puissance.
Troisième exemple : elle était silencieuse, et le souffle monte plus qu'avant. Ton plan : vérifie que tes réglages sont en place, puis refais ton test. À pièce égale, si l'écart a monté par rapport à ta référence : la poussière, la tour enfermée, la pâte. Sinon : la pièce, un jeu, un écran, ou la tour plus près de ton oreille.
2 réponses, 3 actions, et sous chacune, le chapitre qui l'explique. 9 plans en tout. Sur le support en ligne, clique sur tes 2 réponses : ton plan s'affiche.
Sources : les 9 plans recombinent des actions vues dans les 3 chapitres ; chaque action porte le chapitre où elle est expliquée, avec ses sources. 2 actions du chapitre 2 s'appuient aussi sur le chapitre 1 : l'effet du limiteur d'images sur un grésillement, et l'interrupteur de l'alimentation. L'ordre des actions suit celui de la slide « Dans quel ordre s'y prendre ? » : un plan avec achat commence par ce qui est gratuit. 2 des 3 plans d'une machine qui était silencieuse suivent la slide « Comment savoir ce qui a changé ? » : les réglages d'abord, puis le même test. Le 3e, contre un grésillement, part de ce qui a changé : un jeu qui tourne sans limite, un écran plus rapide, donc plus d'images par seconde ; le lien entre les images et le grésillement vient du chapitre 1 (slide « D'où vient ce grésillement ? »). Sur le support en ligne, ce qui gêne, noté sur la fiche du chapitre 2, est déjà coché. Ce diagnostic est un aide-mémoire, pas un outil de mesure : il ne remplace pas l'écoute de ta propre machine.
Pour finir
D'où viennent ces chiffres ?
études, normes, ressources acoustique, ventilation, électronique
Int. J. of Environmental Research and Public Health, 2018 World Electric Vehicle Journal, 2025 Bruitparif IEC 61672, lue chez NTi Audio Arrêté du 23 janvier 1997 Bruxelles Environnement AMCA : 2 documents Weste et Harris, support de cours Engineering ToolBox : 2 pages Wikipédia Service-public
documents de ma machine
Mes mesures du 31/08/2026 Le manuel de mes réglages, septembre 2026 Mes notes de réglage, septembre 2026
pages de fabricants
Noctua : 15 pages AMD : 10 documents ASUS : 4 pages Corsair : 5 pages NVIDIA : 4 pages Seasonic MSI Dell NZXT Cooler Master UL (3DMark)
tests publiés, outils
Tom's Hardware : 5 articles Club386 : 2 essais SkatterBencher : 2 guides Puget Systems : 3 articles GamersNexus : 2 essais ComputerBase : 2 articles KitGuru Overclockers.com HWCooling Tech4Gamers CoreCycler
calculs à refaire
10 × log10 de l'énergie 50 × log10 de la vitesse -80 × log10 du diamètre le carré de la tension points par watt pales × tours ÷ 60 -20 × log10 de la distance annoncé × 1,35 l'air suit les watts pente × degrés de pièce
sources. Ce qui n'a pas pu être relu est écarté, ou signalé.
D'où viennent tous ces chiffres ? Je te dois la liste.
D'abord, 13 études, normes et ressources techniques. 2 études publiées sur la gêne sonore. La norme du décibel A, lue chez NTi Audio. Bruitparif et Bruxelles Environnement pour l'acoustique. L'AMCA pour les lois des ventilateurs. Un support de cours pour le carré de la tension. Et 3 documents de ma propre machine : mes mesures, le manuel de mes réglages, mes notes de réglage.
Ensuite, les pages des fabricants : fiches techniques, guides, questions fréquentes. Noctua en tête : c'est la marque de mes ventilateurs et de mon watercooling. À lire pour ce qu'elles sont : un fabricant parle de ses propres produits. Et quand 2 pages d'un même fabricant ne disent pas la même chose, c'est signalé : la pompe chez Noctua, la pâte thermique chez Corsair.
Puis 21 tests publiés et outils de test : les noms des sites sont à l'écran. Et enfin les calculs : 10 formules que tu peux refaire toi-même.
81 sources, relues une par une. Les pages que je n'ai pas pu relire n'en font pas partie : leur chiffre n'est pas dans ce support, ou c'est dit. Et une précision : je n'ai mesuré aucun niveau sonore chez moi. Les décibels de ces vidéos viennent des lois, des fiches, des études et de tests publiés, jamais d'un sonomètre posé sur mon bureau.
Sources : le détail figure dans les notes de chaque slide. Décompte : 13 études, normes et ressources techniques (Wikipédia, Engineering ToolBox et Service-public en font partie) ; 3 documents de ma machine (mes mesures du 31/08/2026, le manuel de mes réglages de septembre 2026, mes notes de réglage de septembre 2026) ; 44 pages de fabricants (Noctua 15, AMD 10, ASUS 4, Corsair 5, NVIDIA 4, Seasonic, MSI, Dell, NZXT, Cooler Master et UL 1 chacun) ; 21 tests publiés et outils (Tom's Hardware 5, Club386 2, SkatterBencher 2, Puget Systems 3, GamersNexus 2, ComputerBase 2, KitGuru, Overclockers.com, HWCooling, Tech4Gamers et CoreCycler 1 chacun). Chez AMD : 8 pages et 2 déclarations, lues telles que les ont reprises PC Perspective et Tom's Hardware. La norme IEC 61672 est lue dans le tableau qu'en donne NTi Audio ; la loi de Weste et Harris, dans le support d'un cours. Les 10 calculs : l'addition des énergies (10 × log10 : plusieurs sources, l'effet de masque, la conversion des décibels en énergie), la loi de vitesse (50 × log10), le diamètre à débit égal (-80 × log10), le carré de la tension, les points par watt, la note d'un ventilateur (pales × tours ÷ 60), la distance (-20 × log10), le plafond d'un processeur AMD (puissance annoncée × 1,35), la part d'air à écart de température égal (les watts divisés par ceux du repère), et les degrés et les tours par minute gagnés dans une pièce plus chaude (la pente publiée multipliée par les degrés de pièce en plus). Pages qui n'ont pas pu être relues, donc non utilisées : les essais de TechPowerUp, une page d'assistance de HP sur le bruit des ventilateurs, la page d'assistance de NVIDIA sur Max Frame Rate (2 autres pages de NVIDIA sont citées à sa place), l'arrêté du 23 janvier 1997 sur Légifrance (lu sur AIDA), le livre de Fastl, la fiche de mon boîtier chez PCPartPicker (l'ordre de ses 3 dimensions reste à confirmer). Publiés en images ou en vidéo, donc non lus : les degrés de KitGuru et les diagrammes de carte graphique de GamersNexus, les comparatifs de boîtiers à bruit égal de GamersNexus, la vidéo de GamersNexus sur une machine empoussiérée, les graphiques de Puget Systems et de Tech4Gamers, et les mesures du processeur d'Igor's Lab. Le tableau complet est dans le fichier des sources du support, section 6.
À retenir
Comment construire une config silencieuse ?
moins de watts moins de chaleur moins d' air moins de bruit
Écoute ce qui te gêne
Chauffe moins, puis ventile lentement
1 changement à la fois
On reprend la question de la série : comment construire une config silencieuse ?
Avec une fiche en 3 blocs, 1 par chapitre. J'achète : grand et lent, et écouté dès l'achat. Je règle : moins de watts, puis un air lent et stable. J'entretiens : une référence, puis chercher ce qui a changé. Et 1 seule logique, celle de la chaîne : moins de watts, moins de chaleur, moins d'air à déplacer, moins de bruit.
Et, aux 3 moments, la même méthode en 3 gestes. Écoute ce qui te gêne. Chauffe moins, puis ventile lentement. Et 1 changement à la fois. Le silence se choisit, se règle et s'entretient.
Le support de ces 3 vidéos est en ligne, avec les sons, le diagnostic et toutes les sources : le lien est en description. Merci d'avoir regardé. Si cette vidéo t'a aidé : un pouce, et un commentaire. C'était Mehdiatech, la tech du quotidien.